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À l'approche du scrutin municipal du 26 octobre, la mairesse sortante Olivia Chow et son rival, le conseiller Brad Bradford, se sont ouvertement critiqués sur la question de la sécurité publique.
Deux visions différentes s'affrontent pour Toronto : l'une s'inscrit dans la continuité directe de ce que vous avez actuellement, tandis que l'autre représente une approche toute nouvelle, s'est-il exclamé.
Je suis ici pour vous dire que nous sommes à l'aube du changement et que nous pouvons accomplir quelque chose de très important et de très spécial ensemble, a-t-il ajouté.

Lors du débat, Brad Bradford a présenté sa candidature comme une alternative à la gestion actuelle, affirmant vouloir incarner le changement à la tête de la Ville.
Photo : Radio-Canada / Mehrdad Nazarahari
Nous avons franchi un cap, mais il reste tellement à faire. Nous pouvons nourrir les enfants à l'école et réduire les frais de transport en commun grâce au plafonnement à 10 trajets, a plutôt rétorqué la mairesse sortante Olivia Chow.
Pendant près d'une heure, les deux candidats à la mairie ont croisé le fer sur plusieurs enjeux : Commission de transport de Toronto, impôts fonciers et finances publiques.
Mais le moment fort du débat est venu lorsque la question de la sécurité publique s'est invitée dans la discussion.
Brad Bradford a accusé la mairesse sortante de ne pas siéger à la Commission de police de Toronto, contrairement à ses prédécesseurs, John Tory ou Mel Lastman.

La mairesse sortante Olivia Chow a estimé que des progrès avaient été réalisés au cours des trois dernières années, tout en soulignant qu'il restait du travail à accomplir.
Photo : Radio-Canada / Mehrdad Nazarahari
Dans une ville où les familles se sentent moins en sécurité, le maire ne doit pas déléguer cette responsabilité, s'est-il exclamé.
Il est essentiel que les gens se sentent en sécurité, au-delà des simples statistiques, s'est défendu Olivia Chow.
Mme Chow a plutôt indiqué qu'à sa place, le poste est occupé par Shelley Carroll, qui est aussi responsable des finances de la Ville.
Cela nous permet d'offrir à la police une stabilité d'embauche sur cinq ans, du jamais vu depuis 20 ans, a indiqué Mme Chow.
Brad Bradford a réitéré sa promesse d'embaucher 1000 policiers de première ligne, alors qu'Olivia Chow dit vouloir poursuivre le plan d'embauche échelonné sur plusieurs années lancé durant son premier mandat, lequel amènerait à terme l'embauche de 720 policiers.

Lors du débat face à Brad Bradford, la mairesse Olivia Chow a réitéré son engagement à poursuivre les investissements dans les services publics.
Photo : Radio-Canada / Mehrdad Nazarahari
Récemment, l'Association des policiers de Toronto a publié sur les réseaux sociaux une déclaration indiquant avoir rencontré la mairesse sortante. Sans l'appuyer explicitement dans la course, le président de l'Association, Clayton Campbell, a affirmé avoir ressenti le soutien de la mairesse Chow tout au long de son mandat.
L'Association des policiers de Toronto dit se réjouir à l'idée de poursuivre une relation constructive avec la mairesse Chow.
Les deux principaux candidats ont aussi défendu leur vision des services policiers après le scandale qui a éclaboussé le Service de police de Toronto.
Olivia Chow a indiqué avoir demandé au chef de police d'établir un plan détaillé sur leurs normes professionnelles et sur la manière d'examiner chaque division pour vérifier si le personnel agit correctement.
C'est d'une importance capitale : le public doit avoir confiance en ceux qui le servent et le protègent, a-t-elle expliqué.
Brad Bradford a indiqué vouloir laisser l’enquête suivre son cours. Il a toutefois noté que l'absence de la mairesse à la Commission de police de Toronto crée un vide de responsabilité, de leadership et de surveillance.
La fiscalité s'invite aussi au débat
Au cours de son premier mandat, Olivia Chow a augmenté trois fois les impôts fonciers : une première fois de 9,5 % en 2024, puis une seconde fois l’année suivante. Le dernier budget de la mairesse de Toronto incluait une hausse de 2,2 %.
Olivia Chow a été appelée à défendre son bilan. À mon arrivée, j'ai découvert un déficit budgétaire de 1,8 milliard de dollars, a-t-elle expliqué. J'ai dû le régler en négociant une nouvelle entente avec la province.
Cette nouvelle entente a permis de combler le déficit budgétaire, assure la mairesse sortante. Elle affirme que, si elle a pu limiter la dernière hausse de l’impôt foncier, c'est grâce à sa gestion.

Lors du débat, Brad Bradford a critiqué la décision de la mairesse de ne pas siéger à la Commission de police de Toronto.
Photo : Radio-Canada / Mehrdad Nazarahari
Selon Brad Bradford, Olivia Chow a perdu toute crédibilité sur la question des finances publiques. Il a plutôt invité les Torontois à se demander s'ils en avaient pour leur argent.
S'il est élu, M. Bradford a promis un examen externe ligne par ligne des finances publiques. Le dernier maire à avoir fait un exercice similaire était Rob Ford. À l'époque, seulement 13 millions de dollars d'économies avaient été trouvés.
Nous allons trouver de l'argent. C'est une question de bon sens dans un budget de 20 milliards, s'est-il défendu.
La mairesse sortante a toutefois assuré que la Ville effectuait un exercice similaire chaque année. Elle a accusé M. Bradford de vouloir réduire les services aux Torontois.

Les électeurs de Toronto sont appelés aux urnes le 26 octobre prochain pour élire leur prochain maire.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Il n'y a rien d'effrayant à aborder le budget municipal comme on aborde le budget du ménage, en vérifiant son relevé de carte de crédit chaque mois, a rétorqué M. Bradford.
Les élections municipales auront lieu le 26 octobre prochain.


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