NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À Sept-Îles, des citoyens dénoncent les coupes d'arbres matures qui devront être effectuées pour construire le futur aréna. Selon les plans de la Ville, 11 ormes de Sibérie seront coupés pour accommoder l’entrée et la sortie de l’infrastructure de 78,5 millions de dollars.
Le chantier a débuté il y a quelques jours sur le terrain de soccer derrière l’aréna Conrad-Parent.
Le Septilien de longue date Mario Dufour se désole de voir que rien n’a été fait pour sauver les ormes.
Mercredi après-midi, ce dernier a partagé sa frustration dans une publication sur Facebook. Jeudi en après-midi, elle comptait plus de 210 réactions et plus de 200 commentaires.
Selon M. Dufour, Sept-Îles peut se targuer d’avoir une des plus belles allées d’ormes de Sibérie au Québec. C'est une fierté pour les citoyens. Il ne faut pas la perdre, argue-t-il.
À son arrivée à Sept-Îles, en 1961, c’était le désert de sable, raconte-t-il. Après une vague de plantation d'arbres dans les années 1960 et 1970, l’effort de végétalisation s’est essoufflé, selon lui.

Les ormes de Sibérie du boulevard Laure sont « un héritage important qu’il faut conserver », estime Mario Dufour. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard
Aujourd’hui, il se dit découragé lorsqu’il constate que peu d'efforts semblent avoir été faits pour préserver les ormes.
Toutefois, il n’est pas trop tard, affirme-t-il. La Ville peut encore choisir de modifier ses plans afin de sauvegarder le plus d’arbres possible ou encore de les transplanter ailleurs.
C'est sûr qu'il y a des coûts qui se rapportent à ça, mais au coût où on est rendus, à 78 millions, il y a sûrement moyen d’aller économiser et de les sauver, les arbres, fait-il valoir. C’est une question de volonté.
De surcroît, il s’agit d’un enjeu qui requiert une mobilisation citoyenne, croit-il.

Plusieurs ormes de Sibérie bordent le terrain du futur aréna de Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Bénédicte Filippi
Des scénarios envisagés par la municipalité
La Ville de Sept-Îles rétorque qu'elle a envisagé différentes avenues avant de retenir l’option de coupe des arbres.
Elle relate avoir fait des démarches auprès d'un ingénieur forestier et d'un architecte paysagiste pour évaluer la possibilité de relocaliser les arbres.
La volonté de la Ville de Sept-Îles, c’est vraiment de préserver le plus d'arbres possible dans le secteur malgré l’importance du chantier, assure le maire de Sept-Îles, Denis Miousse.
Il explique toutefois que la taille des arbres ne permet pas de les relocaliser, et d’ainsi les préserver.
Au-delà d’un certain diamètre, la transplantation d’un arbre mature risque d’être un échec, selon les explications reçues par le maire.

Denis Miousse décrit que cinq arbres seront coupés sur le boulevard Laure, quatre sur le terrain attenant au stationnement du palais de justice, et deux du côté de la rue Jolliet. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Il ajoute que le contournement des arbres pour le projet n’est pas non plus envisageable. On a regardé toutes les façons pour éviter cette coupe-là. Malheureusement, les contrats et le chantier nous obligent à faire ça, se désole Denis Miousse.
C'est dommage, mais si on veut un aréna comme on en veut un, on l’a vu avec la décision des citoyens, on n'a pas le choix. On va aller de l’avant de cette façon-là.
Denis Miousse ne sait pas quand la coupe des arbres aura lieu. Il précise également que le projet de construction comprend la plantation de 45 nouveaux arbres sur le site à la fin du chantier.