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Un groupe de citoyens de Rivière-Héva s’oppose à une « fusion » de leur municipalité avec Malartic et réclame un référendum et une suspension des processus en attendant. Pourtant, le projet n’en est toujours qu’au lancement d’une étude de faisabilité, selon les maires des deux municipalités.
Ginette Noël a été recrutée par le Comité contre la fusion, créé il y a peu, et est leur porte-parole. On veut que ce soit la population qui décide, et non seulement un conseil municipal, indique-t-elle.
Le projet de regroupement aura des impacts majeurs, puis permanents sur l’identité locale, fiscale, le taux de taxation aussi, la dette publique, on n’est pas vraiment endettés à Rivière-Héva, le niveau des services de proximité, puis la gouvernance de nos communautés. Je pense qu’on est capable de se gouverner tout seul, ajoute-t-elle.
Elle précise que le comité a prévu de lancer une pétition contenant ses revendications dans quelques jours.

La municipalité de Rivière-Héva est située à 15 km de Malartic. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le maire de Rivière-Héva, Yves Charette, affirme n’avoir entendu parler du comité que par un communiqué anonyme diffusé sur les réseaux sociaux. Je n’accorde aucune importance à des allégations qui ne viennent de personne en fin de compte, précise-t-il.
Il ajoute qu’aucune décision ne sera prise avant la fin de l’étude de faisabilité. De toute façon, c’est les citoyens qui vont décider, ce n’est pas les conseils municipaux, indique-t-il.
Une étude, pas une fusion
Le maire de Malartic, Martin Ferron, précise que l’étude de faisabilité n’engage en rien les municipalités à effectuer la fusion et que celle-ci n’a pas encore commencé. Il rappelle que cette analyse vise à établir les coûts, les avantages et les désavantages d’un regroupement des Villes et/ou des services.

L'hôtel de ville de Malartic, sur la rue Royale. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
Alors, il y a de l’information qui est erronée à l’intérieur de ce qui est partagé, malheureusement. Si on revient aux vraies choses, c’est de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour que les citoyens puissent prendre une bonne décision, et non les conseils de ville, explique-t-il.
Il ajoute que l’étude ne commencera qu’au cours des prochaines semaines avec le ministère des Affaires municipales.
Ils ont raison peut-être d’être en désaccord, ils ont le droit de l’être, mais il y en a aussi qui ont le droit d’avoir l’information et d’être intéressés. Il y en a qui sont intéressés à savoir ce que pourrait donner une telle analyse, donc je pense que le respect va dans tous les sens du terme, indique-t-il.
Martin Ferron ajoute que le Ministère souhaite que les deux villes mettent en place un système de communication des informations avec les citoyens pour les étapes qui le nécessitent.


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