Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Depuis la création de la DATAR en 1963, désenclaver les villages est un objectif constant : ce qui a fait baisser le rideau de leurs boutiques une fois la route ouverte porte un nom chez les géographes

3 hour_ago 19

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

L’effet tunnel. Voilà le nom que les géographes ont donné à ce paradoxe qui hante l’aménagement du territoire français depuis six décennies : une route ou une voie rapide censée connecter un village au reste du pays peut, en réalité, l’appauvrir davantage qu’elle ne le désenclave. Pour les géographes Camille Tiano et Clara Loïzzo, l’effet tunnel désigne « l’effacement des relais intermédiaires par la mise en œuvre d’un moyen de circulation rapide sur un axe, absence ou insuffisance de points d’entrée sur le réseau ». La route facilite tellement le trajet vers la grande ville que les habitants n’ont plus aucune raison de s’arrêter chez le boulanger ou l’épicier du coin. Le commerce local perd sa clientèle captive, ferme, et le village se vide un peu plus.

À retenir

  • Une route qui devait sauver les villages a paradoxalement accéléré leur désertification commerciale
  • Les géographes ont nommé ce phénomène « effet tunnel » : on passe à côté sans jamais s’arrêter
  • Soixante ans de politique d’aménagement territorial n’ont pas trouvé la formule magique entre isolement et dépeuplement

Sommaire

  1. Un objectif d’État vieux de plus de soixante ans
  2. Quand la route qui devait sauver le village l’a vidé
  3. Des rideaux qui baissent, une France rurale qui se déserte
  4. Repenser l’aménagement plutôt que la seule connexion

Un objectif d’État vieux de plus de soixante ans

Tout commence en février 1963, quand l’État crée la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale. L’inégale répartition des activités sur le territoire, soulignée par Jean-François Gravier dès 1947 dans son ouvrage sur Paris et le désert français, trouve une réponse institutionnelle forte avec la création de la DATAR en 1963, portée par ses deux premiers délégués Olivier Guichard et Jérôme Monod entre 1963 et 1974. La mission est claire : rééquilibrer la répartition de la population, favoriser le développement de zones d’activité nouvelles, doter le pays en infrastructures et en équipements modernes. Route, désenclavement, égalité des territoires : le triptyque devient le mantra de plusieurs générations de hauts fonctionnaires.

Le raisonnement paraît imparable. Un village mal relié perd ses habitants, ses commerces, ses services publics. Ouvrez une route, et le cercle vicieux s’inverse. Mais la réalité du terrain a fini par démentir cette logique linéaire, et c’est précisément là que les géographes ont commencé à s’intéresser de près aux effets secondaires de ces grands chantiers.

Quand la route qui devait sauver le village l’a vidé

L’effet tunnel désigne la perte d’accessibilité relative pour les petits pôles lors de la construction d’une infrastructure à grande vitesse entre les grands pôles. Concrètement, plus les axes routiers ou ferroviaires cherchent à réduire le temps de trajet entre deux métropoles, moins ils multiplient les points d’accès intermédiaires. Les LGV et les autoroutes comportent ainsi moins de points d’accès que les lignes classiques et les routes normales, au nom de la performance et de la rentabilité.

L’exemple le plus caricatural reste sans doute celui de la gare TGV Haute-Picardie. Située en pleine campagne entre Amiens et Saint-Quentin, elle est surnommée la gare des betteraves tant son implantation semble déconnectée de toute vie locale. Autre illustration frappante : l’autoroute A31 qui traverse le plateau de Langres n’offre aucun accès public pendant 32 kilomètres, alors que dix-sept axes routiers la croisent sans jamais s’y raccorder. Le territoire est traversé, mais pas irrigué. C’est toute la nuance du désenclavement raté : on passe à côté du village sans jamais s’y arrêter.

Le phénomène ne se limite pas aux grandes infrastructures nationales. À l’échelle d’un bourg rural relié plus rapidement à sa sous-préfecture, le mécanisme est identique, juste plus discret. Les habitants font leurs courses le samedi au supermarché de la ville voisine, plutôt que chez le commerçant du village, désormais accessible en quinze minutes au lieu de quarante. Les réseaux de transport contribuent ainsi aux phénomènes contemporains de métropolisation, laissant de côté des territoires qui deviennent victimes de cet effet tunnel, sans qu’aucun ingénieur n’ait jamais coché cette case sur son étude d’impact.

Des rideaux qui baissent, une France rurale qui se déserte

Le constat dépasse largement l’anecdote. Le phénomène de fermeture des commerces et services dans les campagnes françaises se poursuit aujourd’hui encore, avec une importance temporelle, numérale et sociale telle qu’il est devenu impossible d’étudier les territoires ruraux sans en tenir compte. Boulangeries, bureaux de tabac, épiceries : les rideaux baissent les uns après les autres, et chaque fermeture accélère la suivante en réduisant encore l’attractivité du centre-bourg.

Ce qui frappe, c’est le décalage entre l’intention initiale des aménageurs et le résultat observé sur le terrain. Une route conçue pour maintenir la population sur place finit par lui donner les moyens de partir plus facilement, ou du moins de consommer ailleurs. L’ironie est totale : le désenclavement, pensé comme un rempart contre le dépeuplement, en devient parfois l’accélérateur. Les sénateurs eux-mêmes ont fini par s’interroger sur la pertinence des critères utilisés pour mesurer ce fameux désenclavement, jugés trop simplistes pour refléter la complexité des dynamiques territoriales réelles.

Repenser l’aménagement plutôt que la seule connexion

Face à ce constat, les géographes et les aménageurs plaident aujourd’hui pour une approche plus fine. Il ne suffit plus de mesurer le temps de trajet vers la préfecture la plus proche : il faut aussi observer ce qui se passe une fois la route ouverte, anticiper les flux de consommation, et parfois accompagner l’ouverture d’un axe par des mesures de soutien au commerce local, sous peine de voir l’effet inverse se produire. Certaines collectivités ont ainsi commencé à conditionner leurs aides à des engagements de maintien de commerces de proximité, conscientes que le bitume seul ne suffit pas à faire vivre un village.

L’inverse existe aussi, et il rappelle que la question n’est jamais tranchée une fois pour toutes. Dans le Cap Sizun, dans le Finistère, un pont reliant deux communes s’est effondré sous l’assaut des tempêtes hivernales, coupant la route entre elles pendant plusieurs mois. Là, ce n’est pas l’ouverture d’un axe qui menace les commerces, mais sa disparition brutale, qui isole à nouveau des habitants habitués à circuler librement. Entre l’enclavement qui isole et le désenclavement qui vide, les géographes n’ont toujours pas trouvé la formule magique : celle d’une route qui relie sans jamais faire oublier ce qu’elle traverse.

Sources : enenvor.fr | ahpne.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway