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Alors que certains pêcheurs de homard retirent leurs premiers casiers de l’eau, d’autres sont impatients de prendre la mer dans la Péninsule acadienne.
La grande zone de pêche 23 est divisée en plusieurs sous-zones. Les pêcheurs situés dans la baie des Chaleurs ont pu sortir dimanche, le 3 mai.

Les premières journées de pêche au homard à Anse-Bleue dans la Péninsule acadienne.
Photo : Rachel Gauvin
Dans le golfe du Saint-Laurent, les pêcheurs qui se trouvent entre Miscou et Escuminac ne sont toujours pas sortis pêcher en raison des forts vents des derniers jours. Ils prendront finalement la mer le vendredi 8 mai.
Lundi, une soixantaine de pêcheurs ont manifesté devant les bureaux du ministère des Pêches et des Océans à Tracadie pour demander une prolongation de la saison.

Une soixantaine de pêcheurs sont venus manifester lundi devant les bureaux du ministère des Pêches et des Océans à Tracadie.
Photo : Radio-Canada / Rachel Gauvin
La saison de pêche au homard a lieu du 30 avril au 30 juin tous les ans. Mardi, le MPO a annoncé, par voie de communiqué, que la pêche sera prolongée de quelques jours, jusqu’au 4 juillet, pour compenser la semaine de pêche perdue.
Le 4 juillet c’est la date limite établie par les autorités pour ne pas nuire au homard pendant la période de reproduction.
Les prises sont bonnes
Les premiers débarquements de homard ont eu lieu mardi dans la Péninsule acadienne. Les pêcheurs au quai d’Anse-Bleue sont satisfaits de leurs premières prises.

Un pêcheur tient un homard dans ses mains.
Photo : Radio-Canada / mario landry
Les prises varient d’une année à l’autre, on a environ 1000 livres aujourd’hui, c’est pas pire!, se réjouit le capitaine Jean-Marc Godin

Deux bateaux de pêche au homard lors des premiers débarquements à Anse-Bleue.
Photo : Radio-Canada / Rachel Gauvin
1000 livres pour les premières journées, c’est parfait on ne peut pas demander mieux que ça.
Si le homard est au rendez-vous pour ces premiers jours en mer, les pêcheurs ont tout de même hâte de connaître les prix.
C’est la seule job que j’ai faite dans ma vie que tu n’as pas de prix avant deux semaines, s'étonne encore Sébastien Landry après plusieurs années dans ce métier.

Jean-Marc Godin pêche le homard depuis l'âge de 17 ans.
Photo : Radio-Canada
C’est un mystère, on ne sait jamais notre prix avant qu’on ait notre paye, ç'a toujours été comme ça.
Les pêcheurs doivent attendre environ deux semaines pour savoir combien ils obtiendront pour chaque livre de homard vendue. C'est le marché qui détermine les prix dans cette industrie.


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