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Déjà fermée par la préfecture à deux reprises ces derniers mois, une épicerie de nuit du Tarn est à nouveau dans le viseur de l'Etat. Elle doit baisser le rideau pendant deux mois.

Par Fabien Hisbacq Publié le 15 avr. 2026 à 6h06
C’est un établissement qui était dans le viseur des services de l’État. Fermée deux fois en quelques mois par la préfecture, une épicerie de nuit du Tarn n’a, semble-t-il, pas l’intention de changer ses mauvaises habitudes…
Il s’agit de GS Market 55 rue Édouard-Barbey à Mazamet. En novembre 2025, elle avait été fermée huit jours pour avoir enfreint les horaires de vente d’alcool.
Et en janvier 2026, rebelote. Une fermeture administrative d’un mois, toujours pour avoir enfreint les horaires de vente d’alcool mais aussi pour en avoir vendu à un mineur.
Une peine qui s’allonge
Ces avertissements n’ont visiblement pas suffi. Dans un nouvel arrêté rendu public mardi 14 avril 2026, l’établissement se voit dans l’obligation de baisser le rideau pour deux mois.
Pourquoi ? Parce qu’au cours de cette seconde fermeture, « les services de la police nationale du Tarn ont constaté à deux reprises une ouverture de l’établissement ». Le 4 février à 0h42, « le rideau métallique du commerce était à moitié ouvert » et « un faible éclairage était présent au sein du commerce ». Idem le 19 février à 0h55.
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Même pour faire du rangement, c’est illégal
Le président de la société et le gérant de l’établissement ont été entendus, assistés d’un avocat, au sein des locaux de la police nationale de Mazamet le 11 mars 2026. Ils ont reconnu avoir été présents pour « faire du rangement et faire le bilan et ramasser les factures ». Sauf que ces actions « s’inscrivent pleinement dans l’exploitation d’un établissement et ne revêtent aucun caractère urgent suffisant pour justifier le non-respect d’un arrêté de fermeture administrative ».
« Considérant alors que les infractions s’inscrivent dans un court laps de temps, et dans une évidente volonté de s’astreindre du respect des réglementations en vigueur », la préfecture a allongé la peine. Cette fois, l’établissement n’aura vraiment plus aucune excuse si la police aperçoit de la lumière à travers le rideau métallique…
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