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Découvrez l’état des écoles de Sherbrooke

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Sur les 59 infrastructures du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), 46 d’entre elles sont dans un état satisfaisant. Ce constat contraste avec la situation de l’ensemble du Québec, où un seul bâtiment sur deux est dans un état satisfaisant.

La situation n’est toutefois pas toute rose à Sherbrooke. En 2026, un total de 11 infrastructures sont en mauvais état. Ce sont trois de plus qu’en 2025, selon les données du ministère de l’Éducation (MEQ) et du CSSRS.

Entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, le CSSRS a investi 15,5 millions $ dans ses infrastructures. Pour la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, ces investissements étaient de 9,7 millions $.

L'indice d'état gouvernemental (IEG) note les bâtiments selon une cote de A à E. Elle se base sur l’indice de vétusté physique (IVP), un calcul mesurant le pourcentage entre le coût des travaux nécessaires sur cinq ans et la valeur de remplacement du bâtiment.

Entre 2025 et 2026, deux infrastructures se sont ajoutées à la liste des actifs du CSSRS : l’édifice Ontario qui vient d’être acquis au Collège Champlain ainsi qu’une roulotte-école. Leurs notes n’ont pas encore été comptabilisées.

Certaines écoles conservent la cote D durant les deux années consécutives, à savoir les écoles Alfred-DesRochers, Boisjoli, Jean XXIII, Saint-Antoine ainsi que les Pavillons Le Ber et Saint-François de l'école de la Montée. Aucune école n'obtient la cote E. Pour sa part, l'état de l'école Sacré-Cœur, s'améliore, passant de B à A.

Un « B fort » pour l’ensemble du CSSRS

Le directeur général du CSSRS, Sylvain Racette, considère que la situation à Sherbrooke fait bonne figure par rapport au reste du Québec. Selon lui, l'état global des infrastructures du centre de services scolaire mériterait une évaluation de B fort.

Dans les médias, on voit parfois des histoires d’horreur dans certaines écoles. Moi, ce n’est pas venu à mes oreilles dans mes écoles.

Pour Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS), les infrastructures scolaires du CSSRS ont de meilleurs résultats que la moyenne québécoise, un réseau qu’il juge en souffrance. Toutefois, il croit qu'un bout de chemin reste à faire en matière de rénovation, notamment dans l’entretien préventif.

Pour la FPSS, la baisse de cotes de certains bâtiments scolaires est notamment due aux coupes, aux gels d’embauche et au manque de personnel qui cause une augmentation du déficit d’entretien. Pour résorber ce problème, il privilégie l’embauche et la rétention de l’expertise au sein du réseau public. Il juge que cette mesure permettrait d’être plus efficace et mieux coordonnée que le recours au privé.

Selon Éric Pronovost, le CSSRS affiche une bonne pratique de l’expertise interne, ce qui est loin d’être le cas pour l’ensemble du Québec.

Pour sa part, Sylvain Racette mentionne que la légère baisse des cotes ne prend pas en compte les travaux de cet été, car ceux-ci ne sont pas encore comptabilisés. Il est confiant qu’ils seront dans une continuité positive avec la prochaine mise à jour.

Est-ce que les investissements du gouvernement dans les écoles sont suffisants? On pourrait tout le temps en avoir plus, estime Sylvain Racette.

Le gestionnaire dit toutefois comprendre que le gouvernement doit balancer les demandes des citoyens.

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