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Débat du PCNB : Allain veut rallier le Nord, Monahan propose du changement

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Les deux candidats à la chefferie du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick ont croisé le fer, mardi soir à Saint-Léonard, lors du premier débat.

S’il est élu, Daniel Allain croit que son expérience politique lui permettra de rallier le nord et les zones urbaines à sa cause, des régions à conquérir par sa formation politique. Don Monahan, pour sa part, se définit comme le candidat d’un souffle nouveau, un vent qu’il estime nécessaire pour convaincre davantage d’électeurs.

L’expérience politique avec Allain

D’emblée de jeu, Daniel Allain souligne que les racines des progressistes-conservateurs sont déjà profondes dans les régions rurales de la province. Pour rebâtir sa formation politique, il croit être l’homme de la situation, afin d’user de séduction dans des circonscriptions représentées par des députés libéraux.

On doit s’améliorer dans le Nord et en milieu urbain. Comme vous le savez, dans les trois grosses villes du Nouveau-Brunswick, on a aucun [député]. On n'a également aucun [député] dans le Nord, lance M. Allain, en entrevue après le débat.

Je connais le Nouveau-Brunswick et les nuances.

Daniel Allain est à l'intérieur lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Dans cette course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Daniel Allain incarne le politicien de carrière. Il a été le premier à se lancer dans la course en octobre 2025.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Celui qui a été précédemment ministre responsable de la réforme municipale, sous l’ancien premier ministre Blaine Higgs, est fier d’être membre de sa formation politique depuis plus de 30 ans.

Je suis le candidat avec la connaissance institutionnelle. Je suis l’individu qui connaît les régions du Nouveau-Brunswick. Je veux qu’on soit présent dans chacune des 49 circonscriptions de la province, fait valoir M. Allain.

Daniel Allain et Don Monahan sont sur scène lors d'un débat politique.

Daniel Allain (à gauche) et Don Monahan (à droite), les deux candidats à la chefferie du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, ont échangé en français ainsi qu'en anglais lors du débat bilingue de Saint-Léonard.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Gertrude McLaughlin, qui est présidente de l’association progressiste-conservatrice de Tracadie, a fait le trajet entre la Péninsule acadienne et Saint-Léonard pour assister au débat. Elle fait partie de la cinquantaine de personnes qui ont écouté les échanges, en personne, mardi soir.

Elle compte offrir son appui à Daniel Allain.

Les élections étaient perdues, la dernière fois, parce qu’il y avait eu trop de favoritisme envers les anglophones. On s'est senti oublié. Daniel, lorsqu’il était ministre, était régulièrement dans la Péninsule acadienne. Je pense qu’il peut amener beaucoup dans la Péninsule, soutient Mme McLaughlin.

Daniel Allain est la personne qui peut aller chercher le vote chez les francophones. Je crois que Daniel peut unir le parti. Il ne descend personne. Il vend ce qu’il est.

Gertrude McLaughlin est à l'intérieur lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Gertrude McLaughlin, qui est membre du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick depuis une dizaine d’années, est présidente de l’association de la circonscription de Tracadie pour sa formation politique.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Le renouveau nécessaire avec Monahan

De son côté, Don Monahan croit pouvoir rebâtir la confiance des Néo-Brunswickois envers son parti, puisqu’il n’a pas fait une carrière en politique.

Les gens cherchent une nouvelle vision, une nouvelle face pour le parti. Je suis un homme d’affaires, je suis un travailleur, je suis nouvellement élu dans la province depuis 2024, explique M. Monahan.

Mardi soir, durant le débat, il a lancé quelques flèches à son adversaire Daniel Allain, notamment en lien avec ses précédentes occupations à titre de ministre.

Pourquoi les Néo-Brunswickois devraient-ils croire en votre programme aujourd’hui, alors que vous avez déjà été au pouvoir, que vous avez siégé au gouvernement et que vous avez eu l’occasion d’influencer le cours des choses et de prendre des décisions qui auraient pu améliorer la vie de tous les Néo-Brunswickois?, a-t-il demandé à Daniel Allain.

Que comptez-vous faire pour que les choses soient différentes cette fois-ci?

Don Monahan est à l'intérieur lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Don Monahan a été élu pour la première fois aux élections générales de 2024 dans la circonscription d'Arcadia-Butternut Valley-Maple Hills.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Ancien militaire, homme d'affaires et conseiller municipal à Mascouche au Québec, avant de revenir chez lui au Nouveau-Brunswick en 2019, Don Monahan a été élu pour la première fois aux élections générales de 2024 dans la circonscription d'Arcadia-Butternut Valley-Maple Hills. Il est aujourd'hui porte-parole de l’opposition en matière de finances.

L’avenir d’Énergie NB

Don Marmen, un ancien député progressiste-conservateur, habite dans le quartier Saint-Basile d'Edmundston. Il est venu mardi pour assister au débat. Il affirme avoir déjà fait son choix dans cette course, mais ne souhaite pas le révéler au grand public.

D’après lui, l’enjeu principal dans cette course, et également l’un des enjeux qui inquiètent le plus les Néo-Brunswickois, c’est l’endettement de la province. On dirait que, ces temps-ci, on marche de reculons, allègue-t-il.

Don Marmen est à l'intérieur lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Don Marmen, un ancien député progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, admet que la politique l'intéresse toujours, et ce, depuis de nombreuses années. Il habite à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Durant le débat, on a parlé [du barrage hydroélectrique de] Mactaquac et de [la centrale nucléaire de] Point Lepreau. On n’a pas l’argent pour les réparer. Si l’on ne les répare pas et qu’on attend, ça va coûter encore plus cher, lance le militant progressiste-conservateur.

D’ailleurs, concernant l’avenir de la société d’État Énergie NB, Don Monahan souhaite voir comment les autres provinces agissent avec leur énergie. Pourquoi la société Hydro-Québec, dans la province juste à côté, est super performante? Les verts vont aimer ça. On pourrait développer l’énergie solaire, déclare M. Monahan.

De son côté, Daniel Allain admet que l’avenir d’Énergie NB est probablement la question qui [le] garde réveillé chaque soir. On va avoir besoin d’avoir des discussions sérieuses, a-t-il déclaré mardi soir.

Les deux candidats auront l'occasion de s'affronter lors d’un deuxième débat bilingue le 23 juillet, cette fois à Saint-Jean.

Le nom du nouveau chef sera dévoilé aux membres du parti le 17 octobre après un vote préférentiel par la poste.

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