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Si tout se déroule comme prévu, une deuxième édition de la course devrait avoir lieu à la même date, en 2028. Photo : page Facebook de Maële Savard
De Tadoussac aux Îles-de-la-Madeleine, Maële Savard s’est lancée dans une traversée de sept jours sur le fleuve Saint-Laurent, une aventure riche en émotions et en découvertes.
C’est à bord du voilier Rébecca, le 6 août, que la fondatrice de Voile Autochtone, Maële Savard, a largué les amarres de la marina de Tadoussac, accompagnée de ses trois acolytes.
Cette aventure s’est déroulée dans le cadre de la première édition de St-Laurent 400, une nouvelle course au large dans le Saint-Laurent entre Tadoussac et les Îles-de-la-Madeleine.
« J’ai vraiment autochtonisé le voyage », rigole Maële Savard, de Wendake, qui était la seule membre des Premières Nations au sein de la flotte. Celle-ci explique qu’elle a eu l’occasion d’effectuer une cérémonie de purification avec du tabac, une expérience que ses collègues ont beaucoup appréciée.
L’équipage a terminé au 4e rang lors de la première étape, entre Tadoussac et Rivière-au-Renard, puis troisième lors de l’étape suivante, entre Rivière-au-Renard et Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine.
Au classement général, l’équipe s’est hissée au 5e rang de la classe Endurance et au 15e rang toutes classes confondues.
« On a croisé énormément de faunes marines sur notre chemin, notamment des baleines, des bélugas, des requins-pèlerins et même une tortue-luth, qui est une espèce très rare. En plus, je suis du clan de la tortue, alors de la voir pendant la traversée, c’était vraiment un moment incroyable », décrit la navigatrice, avec émerveillement.
Elle termine son récit en évoquant son arrivée à la marina d’Havre-Aubert, le 12 août en soirée. Alors que le voilier approchait encore de la marina, l’équipage pouvait déjà entendre les autres participants célébrer leur arrivée.
À peine les pieds posés sur la terre ferme, Maële Savard et ses coéquipiers ont été accueillis par leurs camarades, venus les féliciter et souligner la fin de leur traversée.
Ce moment restera gravé dans la mémoire de Maële Savard. « C’était vraiment chargé d’émotions. On était fiers de nous, mais c’était aussi la fin de quelque chose et, surtout, la dissolution d’une équipe vraiment géniale. »
Maële Savard est originaire de la communauté de Wendake. Photo : page Facebook de Maële Savard
Voile Autochtone
En 2020, Maële a créé une équipe de voile exclusivement composée de femmes pour participer à la Coupe féminine de la même année. Elle a ensuite eu l’idée de fonder Voile Femme Autochtone, mais très rapidement, le projet a pris une autre direction.
« Je me suis rendu compte qu’il fallait aller plus loin et créer une équipe de voile autochtone. En tentant de recruter, j’ai constaté qu’il y avait très peu d’autochtones qui connaissaient la voile, mais qu’il y avait un réel intérêt pour ce sport », déclare la femme de Wendake.
Celle-ci est perplexe devant le faible nombre de membres des Premières Nations qui prennent part à cette discipline, qui est pourtant « une extension du canot ».
Le but de la navigatrice est de former une équipe entièrement autochtone afin de prendre part, dans deux ans, à la deuxième édition du Saint-Laurent 400.
Roseline Pelletier
Initiative de journalisme local
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