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De plus en plus de locataires dans le Grand Toronto peinent à payer leur loyer

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

À travers le Grand Toronto, des organismes venant en aide aux gens qui peinent à payer leur loyer affirment que les demandes de soutien ont atteint des niveaux inégalés.

Les données de la Commission de la location immobilière (CLI) indiquent que le nombre de requêtes de type L1, pour non-paiement du loyer, a augmenté de manière continue.

Elles sont passées de 37 690 en 2022-2023, à 41 386 en 2023-2024, puis à 45 435 en 2024-2025, soit une croissance de 20 % en trois ans. Les requêtes L1 représentent environ la moitié des requêtes reçues totales par la CLI.

Les organismes d’aide au logement attribuent cette croissance principalement à l’abordabilité.

Une vue aérienne de six balcons d'un immeuble à appartement. L'un des balcons à une pancarte avec les mots Arrêtez d'augmenter les loyers.

Les requêtes pour non-paiement du loyer sont en hausse à la Commission de location immobilière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell

Gladys Wong, directrice générale de l’organisme Neighbourhood Information Post, qui exploite la Toronto Rent Bank, note que les demandes d’aide financière ont augmenté de façon considérable.

Je pense que de nombreuses personnes dont les revenus étaient autrefois relativement suffisant ne sont plus en mesure de payer pour tout, surtout s’ils ont des enfants, dit Gladys Wong, qui ajoute voir un grand nombre d’étudiants qui ne réussissent pas à payer leurs loyers dispendieux.

Dans le passé, quand une personne faisait une demande auprès du Toronto Rent Bank, leurs arriérés étaient de quelques milliers de dollars, dit-elle. Mais maintenant, ce n’est pas inhabituel de voir quelqu’un avec des arriérés de plus de 10 000 $ ou même de 15 000 $.

Des constats similaires ailleurs dans la région

Dans la région de Peel, la liste d’attente pour un logement subventionné a atteint 37 060 ménages. La directrice des services au logement, Elizabeth Storti, explique que seuls 240 ménages faisant partie de la liste ont été logés l’année dernière.

La région de Halton est aussi confrontée à une demande élevée pour son Housing Stability Fund, qui aide les gens à risque de perdre leur logement. Daryl Kaytor, directeur des services au logement de la municipalité régionale, affirme que les revenus insuffisants et les loyers élevés demeurent les principaux obstacles des résidents.

On retrouve de nombreux commerces sur la rue Main, dans le quartier historique de Newmarket.

Newmarket, dans la région de York. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

La région de York fait état d’une hausse de 49 % de liste d’attente pour un logement subventionné depuis 2022. Jody DeGagne, directrice générale des services au logement et à l’itinérance, note que la région compte la plus haute proportion de résidents dépensant plus de 30 % de leurs revenus sur le logement dans la région du Grand Toronto et d'Hamilton.

Mark Richardson, fondateur du groupe militant HousingNowTO, met l’accent sur l’écart irréaliste entre le coût des logements pour location à Toronto et les salaires, malgré la récente augmentation du salaire minimum à 17,95 $ l’heure à l'échelle provinciale.

Même si vous travaillez 40 heures par semaine, 52 semaines par année, vous ferez seulement 38 000 $, dit-il. À 30 % de votre salaire, vous ne pouvez payer qu'environ 900 $ pour un logement. Il n’y a rien de bon à ce prix-là à Toronto.

Des impacts pour les locateurs aussi

En même temps, les petits propriétaires doivent aussi gérer des hypothèques grandissantes, l’impôt foncier, les assurances, l’entretien et les frais administratifs.

Varun Sriskanda, un membre de l’organisme Small Ownership Landlords of Ontario — qui défend les propriétaires d’un petit nombre de logements — met au défi toute personne de trouver un petit propriétaire qui est content d’être dans ce milieu, étant donné la hausse du coût des hypothèques.

M. Sriskanda dit que la hausse des loyers permise par la province ne permet pas aux propriétaires de suivre les coûts, et dans certains cas, ils sont forcés de vendre.

Avec les informations de Talia Ricci de CBC News

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