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De la profondeur et de l’ambition pour l’an deux des Roses

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L’ambiance était bonne au Stade Boréale à Laval, mercredi, pour le dernier entraînement des Roses avant leur vol de jeudi à destination de Calgary.

L’an un, après un extraordinaire début de calendrier, s’est conclu par une 4e place au classement, sur six équipes, et par une défaite sans appel contre Toronto en demi-finales. L’équipe est ambitieuse à l’aube de la campagne 2026, même si tous les intervenants ne l’expriment pas nécessairement de la même façon.

On a un groupe solide, on sait que, si nous sommes épargnées par les blessures, on peut faire de belles choses, a dit la directrice sportive, Marinette Pichon. On connaît nos objectifs en interne, mais on ne va pas les dévoiler parce qu’on veut faire preuve d’humilité aussi. C’est important d’être humbles dans notre travail et notre progression.

L’entraîneur-chef Robert Rositoiu et la capitaine Mégane Sauvé ont répondu avec moins de filtres à la même question.

On a de l’ambition, on veut lutter pour le trophée de la saison, mais on a aussi l’humilité de savoir que ça prend l’effort de toute une saison pour le faire et beaucoup de résultats positifs pour y arriver, répond Rositoiu. Je pense qu’on a les atouts pour réussir, maintenant il faut le prouver.

Oui, on veut toujours terminer parmi les quatre premières équipes, mais pour nous, l’objectif est surtout d’aller chercher un trophée, que ce soit celui de la Ligue ou celui des séries, avance quant à elle Mégane Sauvé. Celui de la Ligue est encore plus important à mes yeux parce qu’il montre l’équipe qui a été la plus constante.

Là où joueuses, entraîneur et directrice sportive s’entendent, c’est sur le fait que les Roses 2.0 forment une équipe améliorée par rapport à la première saison. Améliorée et, surtout, plus expérimentée. L’équipe a ajouté quelques joueuses d’expérience et les recrues de 2025 ont pris du galon. 

Le secteur offensif a été renforcé avec l’embauche, notamment, de la milieu de terrain ontarienne Lisa Pechersky et de l’attaquante américaine Elyse Bennett. L’an dernier, les Roses ont inscrit 31 buts en 27 matchs, loin derrière Toronto, Ottawa et Vancouver, qui en ont marqué respectivement 49, 44 et 43.

On est allé chercher des joueuses de niveau international pour élever la qualité technique et l'intensité, explique Marinette Pichon. Tout va plus vite sur le terrain, notre pression, notre prise de décisions et nos courses. On avait un groupe offensif qui l’a prouvé à travers ses qualités, à travers la possession, mais une possession qui était parfois un peu stérile. On doit maintenant aller vers l’avant avec des joueuses qui sont capables de faire la différence en un contre un.

Mégane Sauvé veut voir moins de finesse et plus de mordant dans la surface adverse. 

On essaie d’être un peu moins parfaites à l’entraînement, explique-t-elle. L’année passée, on essayait de trouver la passe précise qui allait nous permettre d’avoir la meilleure chance. Là, on veut juste mettre le ballon dans le but, peu importe la façon. Je ne dis pas de marquer que des buts tout croches, mais d’être capable de marquer des buts dans le grabuge de la surface de réparation. On est dans cet esprit-là de mettre le ballon dans le bus, de se faire confiance et de se faire plaisir. 

Elle tente de conserver le ballon entre deux adversaires.

Mégane Sauvé (au centre) et les Roses de Montréal retrouveront l'AFC Toronto en éliminatoires.

Photo : SLN/Kevin Sousa

Sauvé a particulièrement hâte d’unir ses forces à celles de la nouvelle venue Lisa Pechersky qui a remporté le titre de la Super Ligue du Nord en 2025 avec le Rise de Vancouver.

Je la trouve impressionnante et je n’ai pas toujours aimé l’affronter l’année dernière, donc je suis contente qu’elle soit avec nous et j’ai hâte de voir ce qu’elle peut nous donner, confie la capitaine. Elle tire toujours son épingle du jeu par sa qualité physique et elle est très forte techniquement des deux pieds. D’habitude, les joueuses ont une faiblesse, mais elle, peu importe le côté, elle va s’en sortir.

Evelyn Badu enfin au Canada

Le 28 janvier, les Roses de Montréal annonçaient l’ajout de l’internationale ghanéenne Evelyn Badu à leur effectif. Après quelques complications administratives relatives à l’immigration, la milieu de terrain de 23 ans arrivera finalement jeudi au pays.

La fin d’une longue attente pour elle et le club.

C’était un processus assez compliqué, surtout qu’Evelyn a beaucoup voyagé dans sa carrière, donc elle avait beaucoup de documents administratifs à fournir, mais là, je vais avoir le plaisir de l’accueillir à l’aéroport et on va faire tout le nécessaire pour la mettre dans les meilleures conditions dès son arrivée.

Une joueuse de soccer célèbre un but en levant les bras.

Evelyn Badu lors d'un match au Caire

Photo : Reuters / AMR ABDALLAH DALSH

L’entraîneur Robert Rositoiu pourrait même faire appel à elle dès le match d’ouverture local le 2 mai.

On s’est parlé quelques fois et, humainement, on connecte déjà et on pense que l’environnement va lui plaire et je suis convaincu qu’elle va bien s’intégrer au groupe. On verra comment elle va s’installer et comment elle répondra aux changements. Je veux quand même qu’elle prenne le temps de bien se sentir.

Je pense qu'on a un groupe qui accueille bien les nouvelles joueuses, ajoute la vétérane Charlotte Bilbault. On doit les accompagner et les aider parce qu’elles vont être performantes pour nous aider aussi. C’est important de les aider et d'avoir un bon collectif parce qu'on y arrivera seulement si on est toutes ensemble.

Badu sera donc la 24e joueuse présente dans l’entourage de l’équipe, c’est deux de plus que l’an passé. Des 24 joueuses, seules 18 seront inscrites sur les feuilles de match et 11 seront partantes. Robert Rositoiu insiste : chaque joueuse doit apporter sa pierre à l’édifice, peu importe son temps de jeu.

On essaie de briser les codes par rapport à l’effectif, peu importe si une joueuse débute, voyage avec l’équipe ou pas. Pour nous, d’être partantes, c’est un privilège, mais c’est aussi un privilège d’être de la formation de 18 parce qu’une joueuse qui commence sur le banc peut nous faire gagner un match. Mais le groupe le plus important, c’est le groupe des 24 joueuses parce que même les joueuses qui ne jouent pas le match aident le groupe à progresser et à être prêt pour le match. Quand nos joueuses sont appelées en sélection nationale, c’est grâce au groupe de 24.

Devant la cage, elles seront encore trois gardiennes sous contrat cette saison, mais Robert Rositoiu a désigné sa gardienne numéro un. L’équipe fera confiance à Anna Karpenko qui sera secondée par Gabrielle Lambert et Anne-Marie Laroche.

On a évalué le travail des gardiennes après la dernière saison avec tout le staff technique, et c’est une décision d’équipe de miser sur Anna et sur son potentiel. Bien sûr, elle a fait des erreurs l’an passé, mais tout le monde en fait et elle a toute notre confiance.

Karpenko sera donc au travail samedi soir à 19 h (HAE) à Calgary et devrait aussi l’être pour l’ouverture locale le samedi 2 mai contre les championnes de la saison inaugurale de la Super Ligue du Nord, le Rise de Vancouver.

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