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Le vice-président de la haute performance à Tennis Canada, Guillaume Marx, n’a pas tenté d’enjoliver la réalité en conférence de presse, jeudi matin, lorsque questionné sur l’état du tennis canadien. « C’est une saison qui est compliquée, quand même. J’emploierais ce terme-là à cause des blessures, notamment », a-t-il lancé.
C’est malheureusement l’Omnium Banque Nationale qui illustre le mieux ses propos. Félix Auger-Aliassime et Victoria Mboko ont été incapables de disputer le moindre match, tandis que Denis Shapovalov et Gabriel Diallo ont abandonné en pleine rencontre.
Ce dernier a d’ailleurs chuté au classement. Après avoir atteint le 33e rang mondial en 2025, il pointe maintenant au 108e.
Néanmoins, des éclaircies peuvent survenir même lorsque le ciel n’est que nuage. Auger-Aliassime a atteint deux quarts de finale dans des tournois du grand chelem en 2026 et est le 7e joueur ayant accumulé le plus de points cette saison. Mboko a perdu en finale d’un tournoi WTA 1000, un excellent résultat, et connaît somme toute une bonne année.
Et le tennis canadien a plus de profondeur que ses deux plus grandes têtes d’affiche.
Il y a deux jeunes joueurs qui se sont illustrés et en qui on croit beaucoup. Il y a Kayla Cross, qui commence à sortir vraiment des bons matchs et du bon niveau. Et Duncan Chan, qu’on a vu jouer ici, a ajouté Marx.
Une transition difficile
Les déboires ou l’absence des meilleurs joueurs de l’ATP trouvent peut-être leur explication dans le changement de surface. Après avoir disputé des tournois sur terre battue et sur gazon en Europe, les athlètes doivent s’habituer au béton nord-américain.
Ça peut paraître bizarre, mais les transitions de surface sont des moments critiques pour les joueurs, ce sont des périodes qui sont propices aux blessures. Victoria [Mboko], c’est une glissade sur une nouvelle surface, a expliqué Guillaume Marx, en faisant référence à la blessure subie par l'Ontarienne à son deuxième match sur gazon.
Le dur, ça peut réveiller d’anciennes blessures. [...] Le calendrier est exigeant et peut-être que ça contribue aussi à la fatigue. Les blessures qui ont été subies sont des cas individuels, mais c’est symptomatique des difficultés qu’on a, a-t-il dit.
Seuls deux des 10 meilleurs joueurs du monde sont encore en lice à l’OBN à Montréal. Certains ont été éliminés, d’autres ne se sont jamais pointés.
Les marges sont faibles chez les joueurs, donc quelqu’un qui n’est pas à 100 % n’a quasiment aucune chance. [...]. Les 200 meilleurs joueurs peuvent gagner des matchs contre presque n’importe qui, à part les deux ou trois auxquels on pense, a souligné Marx.
La qualité du bassin des joueurs de l’ATP est une excellente nouvelle pour les partisans qui seront présents au parc Jarry, pense Marx.
On a de superbes joueurs. Je pense à Jodar, un joueur fantastique qui s’est révélé cet été. C’est peut-être l’année d’un de Minaur, qui est quand même la troisième tête de série. Il y a aussi le retour de Musetti.

Rafael Jodar au tournoi de Washington
Photo : Getty Images / Scott Taetsch
Fernandez, le dernier espoir
Leylah a toujours aimé la tournée nord-américaine. Encore cette année, je pense qu’elle va faire un bon tournoi. Lequel, on verra. On espère que c’est cette semaine, a indiqué Marx.
Son défi au troisième tour est toutefois de taille : la jeune Russe Mirra Andreeva, 5e du monde, gagnante d'un tournoi majeur pour la première fois, à Roland-Garros, cette saison.


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