Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Dans un village du Morbihan dormait depuis 1966 le bâtiment où les ouvriers des Forges d’Hennebont venaient toucher leur paye : la commune l’a laissé partir pour 15 000 €

1 hour_ago 47

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Quinze mille euros. C’est le prix auquel la commune d’Inzinzac-Lochrist, dans le Morbihan, a cédé le bureau de la paye des Forges d’Hennebont, où les ouvriers venaient toucher leur salaire avant la fermeture de l’usine en 1966. La chambre régionale des comptes de Bretagne relève des conditions financières défavorables, pour un projet contraire aux orientations du PLU, qui demandaient de préserver l’intérêt patrimonial du bâtiment. Le bâtiment est désormais voué à la démolition. L’affaire figure dans un rapport au ton sévère sur la gestion de la commune.

Le rapport a été présenté au conseil municipal le 23 septembre 2026.

Le contrôle a été ouvert le 14 août 2025 et a porté sur la situation financière de la commune et sur les opérations de reconversion de la zone des Forges. Il concerne la gestion de la précédente majorité municipale entre 2019 et 2025. Une phase contradictoire de plusieurs mois a précédé la publication, avec un entretien avec la maire de l’époque le 4 décembre 2025 et des observations provisoires le 16 décembre.

À retenir

  • La commune d’Inzinzac-Lochrist a cédé le bureau de la paye des Forges d’Hennebont pour 15 000 euros.
  • La chambre régionale des comptes juge la vente contraire au plan local d’urbanisme.
  • La dette de la commune atteint environ 10 millions d’euros, soit près de 1 500 euros par habitant.

Sommaire

  1. Une usine de 3 000 ouvriers, puis la démolition
  2. Ce que dit le rapport, et ce qu’il laisse en suspens
  3. Des cessions à vil prix et un architecte proche de l’exécutif
  4. Une addition que les habitants vont régler

Une usine de 3 000 ouvriers, puis la démolition

Implantées en 1860 et fermées en 1966, les Forges d’Hennebont ont longtemps fait vivre toute la vallée du Blavet. En 1938, la main-d’œuvre atteignait 3 000 personnes. Malgré un moratoire et les luttes de la population locale, le gouvernement a décidé la fermeture par décret ministériel du 18 mai 1966.

Dans un établissement de cette taille, le bureau de la paye est l’endroit où le travail se convertit en argent. Quand les bâtiments des Forges ont été détruits, la mémoire ouvrière s’est organisée : l’écomusée a vu le jour en 1981, sous l’impulsion de Gisèle Le Rouzic, en réaction à cette destruction. Il occupe aujourd’hui l’ancien laboratoire de l’usine, sur le mail François-Giovannelli, qui longe le Blavet.

Quarante-cinq ans après, la démolition menace un nouveau témoin.

Ce que dit le rapport, et ce qu’il laisse en suspens

La chambre consacre à cette cession un passage spécifique, à la page 47 du rapport. Elle y juge les conditions financières défavorables et le projet contraire au plan local d’urbanisme. Les extraits publiés ne donnent ni la surface du bâtiment, ni son nombre de niveaux, ni l’année précise de la vente. Ces éléments sont à chercher dans le rapport complet, que la commune a mis en ligne sur son site.

Jusqu’en 2022, la situation financière de la commune était saine. Elle a ensuite basculé sous l’effet d’un programme d’investissement « ambitieux mais mal maîtrisé et sous-financé », qui a épuisé le fonds de roulement et conduit à emprunter 5 millions d’euros. Les comptes 2024 ont été clos sur un déficit de près de 2 millions d’euros, soit 20,8 % des recettes de fonctionnement, deux fois le seuil légal.

Les synthèses publiées décrivent ces 5 millions comme le financement d’un programme d’investissement global. Elles traitent la vente du bureau de la paye dans un volet distinct, sans écrire que l’un a causé l’autre. Le calcul d’échelle est d’ailleurs parlant : 15 000 euros représentent 333 fois moins que la somme empruntée.

Pour une commune de 6 691 habitants en 2023, cela fait 2,24 euros par habitant pour le bureau de la paye, contre environ 750 euros par habitant pour les emprunts. Le produit de la vente n’a donc pas pu changer grand-chose aux comptes. Le rapport ne dit pas non plus que la vente a été décidée pour cette raison.

Des cessions à vil prix et un architecte proche de l’exécutif

Le bureau de la paye n’est pas le seul dossier épinglé. Les études et cessions foncières menées à compter de 2020 sur la partie ouest du site sont marquées, selon la chambre, par des conflits d’intérêts et de multiples irrégularités. Un cabinet d’architecte proche de l’exécutif a été retenu sans mise en concurrence effective, et des cessions ont eu lieu à vil prix au profit d’une société appartenant à la famille d’une élue. Ces décisions seraient intervenues alors que l’exécutif municipal avait été alerté par les services de l’État, par Lorient Agglomération et par ses propres services.

L’opération de reconversion, dont la commune a acquis la majeure partie du site avec le concours de Lorient Agglomération, est portée depuis 2014 et restait pour l’essentiel au stade des études lors du contrôle. Seule l’extension de la zone d’activité était en cours, réalisée par la commune alors que cette compétence relève exclusivement de Lorient Agglomération.

Douze ans après son lancement, le projet en est toujours aux études.

Le plan local d’urbanisme fixe les règles d’usage des sols, et celui d’Inzinzac-Lochrist demandait de préserver l’intérêt patrimonial du bâtiment. La chambre constate que la vente a bénéficié à un projet qui allait à l’encontre de ces orientations. C’est ce qui distingue ce dossier d’une simple vente à bas prix : la commune s’est dessaisie d’un bien en contradiction avec ses propres règles.

Une addition que les habitants vont régler

La dette atteint environ 10 millions d’euros, ligne de trésorerie comprise, soit près de 1 500 euros par habitant. Des fournisseurs restent impayés et la commune a connu une « cessation partielle de paiement » en 2024. La chambre place Inzinzac-Lochrist parmi les communes bretonnes de taille comparable les plus fragiles.

Pour sortir de cette situation, la commune aura moins de marges : services réduits, impôts en hausse, ou les deux. Quant au patrimoine, il ne reviendra pas. Une fois le bureau de la paye rasé, il ne restera de lui que les photographies et les témoignages conservés à l’écomusée, à quelques centaines de mètres.

La chambre ne se prononce pas sur l’opportunité des choix politiques : elle juge la fiabilité des comptes, l’équilibre financier des opérations et la régularité juridique. Ses rapports sont généralement assortis de recommandations, dont la mise en œuvre fait l’objet d’un suivi. Les réponses des personnes concernées figurent à la fin du rapport.

Sources : bretagne.com | inzinzac-lochrist.fr | assemblee-nationale.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway