Face aux caméras et aux appareils photos, les ministres de l’Environnement Vassilis Venizelos et Franz Ruppen se serrent chaleureusement la main. Derrière eux, les plans de la mesure prioritaire de la troisième correction du Rhône dans le Chablais, qui seront mis à l’enquête publique par les cantons de Vaud et du Valais ces prochains jours et jusqu’au 2 novembre prochain. Ce jeudi à Aigle, les deux conseillers d’Etat semblent complices quand ils décrivent «un moment important» ou «une étape décisive» dans la protection de la région contre les crues. Ils insistent sur la «collaboration étroite», voire «exemplaire», des deux administrations. Pour Vassilis Venizelos, cette expérience servira même de «laboratoire pour les prochains projets bicantonaux».
Pourtant, depuis plus de deux ans, tout semble opposer les deux hommes. Membre de l’UDC, le Haut-Valaisan Franz Ruppen a été élu au gouvernement en menant campagne sur une troisième correction du Rhône qu’il a toujours jugée trop gourmande en terres agricoles. En mai 2024, il annonçait une profonde révision du projet validé huit ans plus tôt. L’écologiste Vassilis Venizelos dénonçait une «démarche unilatérale» et affirmait que «le canton de Vaud ne se reconnaît pas dans cette nouvelle stratégie.» Ce jeudi, assisté du chef du Service valaisan des dangers naturels, le premier a surtout parlé de sécurité. Aux côtés de son directeur des ressources et du patrimoine naturels, le second a détaillé les enjeux relatifs à la biodiversité et à la mobilité douce.


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