L'équipe de Suisse masculine de football poursuit son sans-faute dans la Ligue B des nations. A Lucerne, la Nati a battu la Slovénie samedi soir (2-1), un score acquis en première mi-temps déjà, qui lui permet de se projeter largement en tête du groupe 1. Avec trois victoires en trois matchs, la Suisse compte 9 points, la Slovénie et l'Ecosse 4 points, la Macédoine du Nord 0. Mardi soir, toujours à Lucerne, la réception de la Macédoine du Nord pourrait lui permettre d'assurer déjà son retour dans l'élite européenne, si l'Ecosse et la Slovénie se neutralisent.
Après deux premiers succès très convaincants, la victoire sur la Slovénie, la meilleure équipe affrontée jusque là - bien organisée, forte physiquement, dangereuse en contre -, a été plus laborieuse. Un peu de fatigue, un terrain loin du billard de Glasgow et une entame de match complètement ratée expliquent ce scénario inattendu. La Suisse, toujours privée de Granit Xhaka, Denis Zakaria et Breel Embolo, a néanmoins démontré son caractère et ses ressources techniques.
Dans une Swissporarena annoncée à guichets fermés (15 200 spectateurs) mais qui laissait entrevoir quelques trous dans les tribunes au coup d'envoi puis, assez vite, dans la pelouse, la Nati espérait faire aussi bien que lors de ses deux premiers matchs, ponctués d'un double sans faute défensif: aucun but marqué, aucun tir concédé. Et puis, après septante secondes seulement un contre slovène permettait à l'attaquant de Zan Vipotnik de contrôler le ballon à 16 mètres face au but, de pivoter et de marquer d'un tir au ras du poteau qui laissait Gregor Kobel sans réaction (2e, 0-1). Au ralenti, la mise en hors-jeu tentée par le capitaine Manuel Akanji était annihilée par le mauvais alignement du latéral opposé Zachary Athekame.
Venue défendre, la Slovénie se recroquevillait encore plus devant la cage de son gardien Jan Oblak, laissant tout de même parfois entrevoir ses capacités à être dangereuse en contre. La Suisse prenait donc l'initiative, avec un manque de justesse technique dû peut-être au terrain et une asymétrie nettement en faveur du côté gauche, où Dan Ndoye se montrait d'assez loin le plus entreprenant. Le Vaudois ne jouait aucun rôle sur l'égalisation suisse, un but contre son camp du défenseur slovène Erik Janza, qu'Oblak aurait pu stopper sans une étonnante faute de main (10e, 1-1).
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La Nati avait repris le contrôle du match et tentait d'alterner petits ballons par-dessus la défense (pour Ndoye) et combinaisons dans l'axe. Le deuxième but vint ainsi: une passe d'Ardon Jashari que Michel Aebischer prolongeait pour Zeki Amdouni. Le Genevois partait dans le même type de slalom que celui qui lui avait permis de marquer son second but une semaine plus tôt contre la Macédoine du Nord. Il était cette fois contré par un pied slovène, qui servait sans le vouloir Ndoye. Contrôle pied droit, tir pied gauche et la Nati prenait l'avantage (38e, 2-1).
En seconde mi-temps, la Suisse retrouvait le jeu dominateur et plein d'allant de ses deux premières sorties. Les passes étaient mieux ajustées, le ballon circulait plus vite, Manzambi évoluait davantage dans l'axe, où ses combinaisons avec Amdouni faisaient à chaque fois passer un frisson dans le stade et la défense slovène. Celle-ci résista longtemps, et comme Murat Yakin avait tout de même choisi de faire tourner son effectif (entrées de Winsley Boteli, Sascha Britschgi, Djibril Sow, Adrian Bajrami, Fabian Rieder), la fin de match fut un peu décousue. La Suisse se faisait même une dernière frayeur sur un tir à la 90e minute de Jan Celar, bien repoussé par Gregor Kobel.
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