La carrière de Fatima Zahra Mansouri, nouvelle première ministre du Maroc, a été semée d'embûches. Au début de l’été 2009, elle devenait, à 33 ans, la première femme à diriger une métropole marocaine, en se faisant élire maire de Marrakech. Une victoire dans la douleur pour celle qui perdait son père dans la même journée. Puis, peu après, la série noire se poursuivait. Mi-juillet, le tribunal administratif de Marrakech reconnaissait «une fuite de bulletins de vote et la destruction de procès-verbaux» survenues lors du scrutin et l’annule. Mansouri perd alors la mairie et sa formation politique, le parti Authenticité et modernité (PAM). Elle crie au complot.
La jeune avocate retrouvera son siège en septembre de la même année, après un arrêt de la Cour d’appel cassant le premier jugement. L’auteur de celui-ci, le juge Jaafar Hassoun, sera radié de la magistrature un an et demi plus tard. Officiellement, il est accusé d'avoir fait fuiter des informations confidentielles à la presse. Mais clame son innocence et affirme «que les autorités le persécutaient en raison de son indépendance judiciaire, illustrée par une décision de 2009 dans laquelle il avait invalidé une élection à la mairie de Marrakech remportée par un candidat d’un parti proche du palais royal», rapporte Human Rights Watch.


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