Le drame a bouleversé le pays. La fusillade d'Aarau, survenue dans la nuit du 30 au 31 août et qui a coûté la vie à une Italienne de 22 ans, a été suivie de près par les rédactions suisses et étrangères. Très vite, les journaux ont évoqué un «tireur schizophrène», relayant les propos du père du suspect dans Le Quotidien jurassien. Le 2 septembre, les autorités se sont pourtant contentées de mentionner de «présumés troubles psychiques, qui doivent être clarifiés».
Si associer la violence à certaines maladies mentales est fréquent, ce n'est pas sans conséquence pour les personnes en souffrance – dont la plupart sont loin d'être dangereuses – et la société dans son ensemble. Le professeur Philippe Conus, chef du service de psychiatrie du CHUV, invite à prendre de la hauteur et rappelle les réalités des troubles psychiques, bien loin des clichés.


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