Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Dans l’Oural dormait depuis 1951 un lac où une heure sur la rive suffisait à recevoir une dose mortelle

2 day_ago 64

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un lac de 45 hectares, perdu dans le sud de l’Oural, a longtemps porté le titre peu enviable d’endroit le plus radioactif à ciel ouvert de la planète. Rester une heure sur ses berges suffisait à recevoir une dose de radiations mortelle pour un être humain. Ce lac s’appelle Karatchaï, et depuis 2015, il n’existe plus vraiment : il a été entièrement comblé de béton, de roche et de terre pour devenir un site de stockage permanent, sec et scellé.

À retenir

  • Un lac soviétique transformé en dépotoir radioactif depuis 1951
  • Une concentration radioactive comparable à Tchernobyl en une seule étendue d’eau
  • Un danger souterrain qui continue de migrer lentement dans les nappes phréatiques

Sommaire

  1. Un dépotoir liquide né en pleine course à l’arme atomique
  2. Une dose létale en une heure, un fantôme radioactif plus vaste que Tchernobyl
  3. Soixante ans pour transformer un lac en tombeau de béton
  4. Le danger a-t-il vraiment disparu ?

Un dépotoir liquide né en pleine course à l’arme atomique

L’histoire commence en 1951, en pleine guerre froide. Le complexe de Maïak, situé près de la ville alors fermée d’Oziorsk, rebaptisée Tcheliabinsk-40 sous le secret soviétique, produisait le plutonium militaire de l’URSS naissante, et à partir de cette année-là, l’Union soviétique utilise le Karatchaï pour stocker ses déchets radioactifs. Le choix ne devait rien au hasard. Trop exigu pour refroidir les réacteurs, ce petit lac devient à la place le réceptacle des effluents les plus dangereux, ceux jugés trop « chauds » pour les cuves souterraines de stockage du site.

L’idée de départ n’était pourtant pas de créer une bombe environnementale à retardement. Le plan initial prévoyait un usage temporaire, en attendant que ces matières puissent regagner les cuves bétonnées de Maïak. Mais l’histoire en a décidé autrement. Trois mots suffisent à comprendre le tournant : la catastrophe de Kychtym. En 1957, une explosion dans ces mêmes cuves de stockage souterraines contamine une large partie de la région, un accident aujourd’hui classé parmi les plus graves de l’histoire du nucléaire, aux côtés de Tchernobyl et Fukushima. Le lac, censé être une solution provisoire, devient alors le réceptacle définitif de décennies de rejets.

Une dose létale en une heure, un fantôme radioactif plus vaste que Tchernobyl

Les chiffres donnent le vertige. Le lac a accumulé 4,44 exabecquerels de radioactivité, dont 3,6 exabecquerels de césium 137 et 0,74 exabecquerel de strontium 90. Pour donner une échelle de comparaison : la catastrophe nucléaire de Tchernobyl a relâché 2 exabecquerels en Europe et 14 exabecquerels au total. Le Karatchaï, une simple étendue d’eau grande comme quelques dizaines de terrains de football, concentrait donc une activité radioactive comparable à celle libérée par l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire — sauf que là, tout était figé au même endroit, sans dispersion sur des milliers de kilomètres carrés.

C’est cette concentration extrême qui rendait l’endroit si dangereux pour quiconque s’en approchait. En 1990, selon le Natural Resources Defense Council, l’activité massique des sédiments et du sol près du lieu où les effluents radioactifs sont rejetés dans le lac est de 155 curies par kilogramme, soit 5 735 gigabecquerels par kilogramme, assez pour administrer en une heure une dose létale pour un être humain. Une autre source évoque même un niveau de 600 röntgens par heure en 1990, plus que la dose létale suffisante pour tuer un humain en une heure. Difficile d’imaginer un jardin plus hostile : marcher soixante minutes au bord de cette eau stagnante revenait, littéralement, à signer son arrêt de mort.

Le pire est peut-être arrivé sans la moindre explosion. En 1968, une sécheresse expose le lit du lac et le vent disperse de la poussière radioactive, affectant environ 500 000 personnes dans la région, alors que la surface du plan d’eau rétrécit de 0,5 km² en 1951 à 0,15 km² en 1993. Un simple épisode climatique sec avait suffi à transformer un problème de stockage en crise sanitaire régionale, contaminant des dizaines de villages qui n’avaient jamais entendu parler de Karatchaï.

Soixante ans pour transformer un lac en tombeau de béton

Combler un lac radioactif ne s’improvise pas en un week-end. Les premières tentatives sérieuses remontent aux années 1970 : des ingénieurs commencent à recouvrir les zones à nu du lit du lac pour limiter la dispersion des poussières. Une technique originale voit le jour un peu plus tard : entre 1978 et 1986, le lac est rempli de près de 10 000 blocs de béton creux pour empêcher les sédiments de se déplacer.

Le chantier connaît ensuite un coup d’arrêt. L’effort ralentit durant les turbulences politiques et économiques qui ont accompagné les dernières années de l’Union soviétique, et le projet reste inachevé pendant un temps avant que les travaux ne reprennent des décennies plus tard. Il faut attendre un programme fédéral dédié, baptisé « Sûreté nucléaire et radiologique pour 2008 et jusqu’à 2015 », pour voir le dossier enfin bouclé. La méthode retenue impressionne par son ampleur : environ 650 mètres cubes d’un béton spécial mis au point par Maïak ont été injectés à la base du lac à travers 38 puits, créant une barrière souterraine renforcée contre les sédiments radioactifs.

Le 26 novembre 2015 précisément, les derniers blocs de béton sont posés, avant qu’une ultime couche de roche et de terre ne vienne sceller l’ensemble en décembre. L’ancien lac se transforme ainsi en une installation de stockage de déchets nucléaires permanente et sèche, en surface. Un budget colossal a été nécessaire pour arriver à ce résultat : le projet s’est vu allouer environ 17 milliards de roubles, soit 275 millions de dollars.

Le danger a-t-il vraiment disparu ?

Le lac a beau avoir été rayé de la carte, le problème n’est pas soldé pour autant. La fermeture définitive du site n’a pas éteint la vigilance des autorités russes : l’exploitant Rosatom continue de financer un dispositif de surveillance, avec un budget annuel avoisinant 130,5 millions de roubles consacré au maintien en état de sécurité du site comblé. Derrière les grillages, des gardes patrouillent toujours et l’accès reste formellement interdit.

Sous cette carapace de béton, la matière continue son travail invisible. Le panache de nappe phréatique contaminée s’étend sur environ 4 kilomètres depuis l’ancien lit du lac, avec des vitesses de migration de 80 mètres par an pour le strontium 90 et 40 mètres par an pour le césium 137. enterrer les déchets n’a pas figé le danger : il se déplace, lentement, sous la terre de l’Oural, et continuera de le faire pendant des décennies encore, puisque le strontium 90 « couve » ici depuis plus d’un demi-siècle et continuera de le faire pendant encore une centaine d’années, perdant lentement son activité. Le lac a disparu du paysage. Sa mémoire radioactive, elle, n’a pas fini de se raconter dans le sol.

Sources : assemblee-nationale.fr | osti.gov | shango.media

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway