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Depuis plusieurs années, une famille de Moncton, au Nouveau-Brunswick, limite le temps qu’elle passe en face d’un écran.
Par une petite porte dans la clôture, Margot et Elliot rentrent chez eux. Ils ont été prévenus par leur mère par walkie-talkie, plutôt que par téléphone ou par message texte.
Dans cette famille, les écrans sont relégués au second plan. Vive les jeux à l'extérieur, la lecture, le coloriage et les blocs Lego.
Ça prend plus d'effort de lire un livre que de jouer sur sa tablette, explique leur mère, Chrissy Lorette. Pour nous, c'était vraiment de créer ces bonnes habitudes-là, dès un jeune âge. De ne pas toujours combler le vide, l'ennui, les émotions, avec des écrans.
Dans la maisonnée, le téléphone fixe a retrouvé la place qui lui était dévolue jadis. Comme ça, les enfants peuvent appeler grand-maman sans avoir besoin d’un écran.

Chrissy Lorette et ses enfants, Margot et Elliot
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
Dans le salon, la télévision est absente.
Elle n'est sortie qu'occasionnellement. C'est à l'image de la position de cette famille face aux écrans : ils ne sont pas bannis, mais très limités.
Ils ont accès chacun à une émission le samedi, dimanche matin. Puis à des jeux vidéos une fin de semaine sur deux.
En semaine, il n’y a pas d'écrans. Il n’y a pas d'écrans pendant les heures du repas, explique la mère.

Par walkie-talkie, les enfants sont prévenus par leur mère.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
L'idée, c'est de leur permettre une certaine période d'apprentissage numérique avant de pouvoir accéder complètement à ce monde.
Chrissy Lorette est d'ailleurs ravie de voir les gouvernements envisager des lois qui interdiraient les réseaux sociaux pour les personnes de moins de 16 ans.
Le contre-argument est qu’une telle loi pourrait être difficile à faire observer.
Carolanne Campeau, conseillère en prévention des risques liés à l’usage des écrans, juge quand même que c’est l’exemple qui compte.
D'avoir une loi que le gouvernement met de l'avant, ça vient agir un peu comme un levier qui peut servir aux familles. Les familles peuvent dire que, là, c'est quelque chose qui est si inquiétant que le gouvernement a décidé d'agir, déclare-t-elle.
C'est une conséquence que souhaiterait Chrissy Lorette.


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