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La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a livré un discours mercredi midi au Port de Québec, dans lequel elle a exposé sa vision pour une relation plus forte entre le Québec et sa province.
Pendant son vol vers la capitale, un ancien membre de l’Aviation royale canadienne lui a proposé de rebaptiser la relation « Alberbec ». « Mme Fréchette préférerait peut-être “Québerta” », a-t-elle lancé, le sourire en coin. « On va travailler sur quelque chose. »
Plus sérieusement, la première ministre Smith a plaidé en faveur d’un renforcement des relations entre sa province et le Québec. Elle est revenue à la charge avec l’idée d’un corridor énergétique est-ouest, qui transiterait par le Québec avant d’atteindre l’Europe.
« Nous voulons faire beaucoup plus d’échanges commerciaux [“a whole lot more business”] avec le Québec », a-t-elle lancé.
Mme Smith a insisté sur un point commun entre le Québec et l’Alberta, à savoir le « droit constitutionnel des provinces de déterminer leur propre avenir ». Confrontée à un référendum qui émane d’une initiative citoyenne, elle a rappelé qu’elle cherche à « renforcer l’autonomie de l’Alberta au sein du Canada ». En d’autres mots : « rester une province, mais avoir plus d’autonomie », a-t-elle résumé.
La première ministre albertaine s’est dite inspirée par l’accord Gagnon-Tremblay–McDougall de 1991, sur les pouvoirs du Québec en immigration.
Pour rappel, Mme Smith a annoncé le 21 mai que les Albertains devront décider s’ils souhaitent tenir, ou non, un référendum contraignant sur l’indépendance de leur province. Cette question s’ajoute à neuf autres qui seront posées cet automne, notamment sur la réforme de l’immigration et des questions constitutionnelles.
Après son discours devant des membres de la Fédération des chambres de commerce du Québec et du Conseil des relations internationales de Montréal, la première ministre albertaine doit rencontrer son homologue québécoise, Christine Fréchette, en fin d’après-midi mercredi.
D’autres détails suivront.


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