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Cybersécurité : qu'est-ce qu'un « bug bounty », l'arme que l'État veut déployer contre les piratages ?
Après les trois fuites de données subies par la DGFiP, le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel mise sur le « bug bounty » — ou « prime à la faille » — pour renforcer la cyberdéfense française. Le principe : rémunérer des hackers éthiques, les « white hats », afin qu'ils détectent les vulnérabilités avant les cybercriminels. Parmi les mesures d'urgence citées figure aussi la généralisation de la double authentification (2FA), une protection que nous préconisions déjà pour sécuriser les accès sensibles. Si Google (17 M$ versés en 2025) ou Apple (35 M$ depuis 2019) dépensent des fortunes, l'État français reste modeste avec YesWeHack. Découvrez comment fonctionne le bug bounty, ses limites face à l'IA et pourquoi la 2FA demeure un réflexe indispensable.

Face à ces pirates, le ministre préconise d’intensifier les «hackings éthiques» pour détecter les
vulnérabilités plus vite. Sarah Meyssonnier / REUTERS
Par Alice Klodzinski
Publié le 20/08/2026 à 07h00
Derrière ce terme technique se cache une arme citée cette semaine par le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, et à laquelle les géants de la Tech ont déjà largement recours.
C’est l’une des mesures mises en avant par l’exécutif pour renforcer son arsenal face aux cyberattaques. Ce mardi, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a pris la parole, lors d’une conférence de presse, sur les trois fuites de données que la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a subies. Le ministre a évoqué des «mesures d’urgence» comme la généralisation de la double authentification, l’utilisation de l’intelligence artificielle pour se défendre et l’intensification du recours aux «hackings éthiques pour détecter nos vulnérabilités plus vite», ou «bug bounty».
Pris littéralement, ce terme signifie «prime à la faille». Il désigne des piratages éthiques, déjà utilisés par l’État, que ce soit du côté du ministère des Armées, de France Connect ou de la DGFiP. Concrètement, les hackers éthiques, aussi appelés les «white hats» - des chevaliers blancs -, sont récompensés financièrement pour tester les systèmes de sécurité. Une technique largement utilisée par les géants de la tech pour prévenir les cyberattaques. Il ne s’agit donc pas de simples bons samaritains, et l’État devra alors mettre la main à la poche.
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Source : le Figaro.fr


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