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Croisières : toujours populaires, toujours préoccupantes pour l’environnement

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L’achalandage devrait rebondir en force au port de Vancouver pour la saison des croisières. Environ 1,4 million de touristes sont attendus en 2026, ce qui en ferait une année record. Une popularité grandissante qui ne doit pas se faire au détriment de l’environnement, juge cependant un avocat.

Si ces prévisions de l’Administration portuaire Vancouver-Fraser s’avèrent justes, cela représenterait une augmentation de 200 000 visiteurs par rapport à l’an dernier.

C’est une remontée assez importante, affirme le représentant du développement commercial du port, Chance McKee.

Il explique ce phénomène par l’arrivée de nouveaux croisiéristes à Vancouver, comme Virgin Voyages ou Ritz-Carlton Yacht Collection.

M. McKee ajoute qu’une soixantaine de navires supplémentaires accosteront au port, pour un total de 360 bateaux. Chaque escale de paquebot à Vancouver injecte trois millions de dollars dans l’économie locale, indique-t-il.

Les croisiéristes, les passagers et les équipages dépensent autour d’un milliard de dollars ici, à Vancouver, toutes les saisons.

Des touristes du Disney Wonder, le premier navire de croisière à arriver au port de Vancouver, sont photographiés, le 26 février 2026.

Le port de Vancouver prévoit battre son précédent record établi en 2024, avec 1,3 million de touristes.

Photo : Radio-Canada / Ethan Cairns

Or, cet achalandage ne s’accompagne pas seulement de retombées économiques, mais aussi de déchets, rappelle Michel Bissonnette, avocat à la West Coast Environmental Law, une firme juridique à but non lucratif vouée aux causes environnementales.

Il faut comprendre que ce sont des villes énormes qui voyagent sur nos eaux, mentionne l'avocat pour illustrer son propos.

Trois sources de pollution sont en cause, selon lui : les eaux usées, les eaux grises et les systèmes d'épuration des gaz d'échappement.

Cette dernière source provient, en fait, du rejet de l’eau utilisée pour nettoyer les épurateurs, dits scrubbers, en anglais. C’est un dispositif qui a pour but de neutraliser l'oxyde de soufre des rejets aériens des bateaux.

Michel Bissonnette estime donc qu’on a déplacé ce type de pollution de l’air vers l’eau. C’est pourquoi son organisation et lui ont participé à des consultations du gouvernement fédéral sur cette question.

Ce qu'on aimerait voir, ce sont des restrictions sur toutes les eaux canadiennes de ces systèmes de gaz d'épuration au Canada.

Par contre, advenant un refus d’Ottawa de prohiber ces systèmes partout, M. Bissonnette espère au moins qu'ils se concentre[ront] sur des endroits, par exemple dans le sud de la côte ici, en Colombie-Britannique.

L’avocat insiste pour que certaines zones soient protégées, par exemple celles qui sont fréquentées par les groupes d'orques, ou encore le secteur de la mer Great Bear.

Transports Canada a écrit par courriel qu'un rapport à ce sujet sera bientôt publié en ligne. Des consultations sont en cours et se poursuivront parallèlement jusqu'au printemps 2026, selon le ministère fédéral.

Avec les informations de Benoît Ferradini et de Mélinda Trochu

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