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Réunis en urgence par visioconférence, mardi, les vingt-sept ministres de l’intérieur de l’Union européenne ont tenté d’apaiser les tensions suscitées par l’afflux massif de personnes en provenance du Maroc dans l’enclave espagnole, le 30 juillet.

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Un migrant qui est allé à la nage du Maroc à l’enclave espagnole de Ceuta, le 30 juillet 2026, tient un papier sur lequel il demande l’asile, dans la file d’une distribution alimentaire, à Ceuta, le 3 août 2026. Un migrant qui est allé à la nage du Maroc à l’enclave espagnole de Ceuta, le 30 juillet 2026, tient un papier sur lequel il demande l’asile, dans la file d’une distribution alimentaire, à Ceuta, le 3 août 2026.

« Il y avait autour de la table une entière solidarité avec l’Espagne », a résumé le commissaire européen aux migrations, Magnus Brunner, à la sortie de la visioconférence avec les ministres de l’intérieur des vingt-sept Etats membres, mardi 4 août. Voilà qui tranche avec l’ambiance des jours passés, où les témoignages de solidarité envers le gouvernement espagnol étaient rares, après l’afflux massif de migrants dans l’enclave de Ceuta, en provenance du Maroc, le 30 juillet. Plusieurs diplomates européens racontent une discussion à huis clos bien plus apaisée que la veille, lors de la réunion préparatoire avec les ambassadeurs. « Plus de tension ni de reproches », assure l’un d’eux.

Magnus Brunner a tenté de calmer le jeu en rappelant les chiffres : l’immigration illégale dans l’Union européenne (UE) est en baisse de près de 40 % depuis le début de 2026. Mais, devant la presse, le conservateur autrichien n’a pu s’empêcher de lancer une pique au plan de régularisation des sans-papiers lancé mi-avril par le socialiste Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol. Même si la mesure ne concernait que des personnes déjà présentes en Espagne, « ce n’est pas un bon signal », a déclaré le commissaire.

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