Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Coupes majeures aux arts visuels francophones en Ontario : le secteur veut des réponses

1 day_ago 34

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les premiers résultats du nouveau modèle de financement du Conseil des arts de l’Ontario (CAO) sont sortis et un secteur semble particulièrement touché, celui des arts visuels. Les cinq organismes en arts visuels francophones financés dans le cadre de ce nouveau programme ont vu leur financement pluriannuel réduit de façon significative, avec des coupes allant de 25 % à 62 %.

Ces résultats, annoncés en août dernier alors que les organismes avaient déjà entamé leur année financière, soulèvent des inquiétudes sur le processus d’évaluation et des craintes quant à la pérennité du secteur.

Nouveau modèle, nouveaux critères

En janvier 2026, le CAO a mis en place le Fonds de fonctionnement des arts de l’Ontario (FFAO), un nouveau modèle qui remplace les 16 programmes de fonctionnement auparavant divisés par disciplines et par volets.

Avec cette refonte viennent de nouveaux critères, mais aussi de nouvelles mesures de rendement pour l’évaluation des demandes.

L’une de ces mesures, qui repose sur les retombées économiques des organismes, semble avoir un impact disproportionné sur le secteur des arts visuels, selon les acteurs du milieu.

On voit que les décisions du CAO nous affectent de manière beaucoup plus importante, de manière démesurée, de manière systémique aussi, affirme Véronique Leblanc, codirectrice générale de l’Association des groupes en arts visuels francophones (AGAVF), qui a aussi vu son financement coupé dans la refonte du programme.

Le problème, selon elle, vient du fait que les retombées économiques ne se mesurent pas de la même façon d’une discipline à l’autre.

Les centres d’artistes, par exemple, ne fonctionnent pas comme les salles de spectacles. Leurs activités sont souvent gratuites et leur modèle d’affaires ne repose pas sur la vente de billets ou d’œuvres.

Leur impact économique existe, mais il est souvent indirect.

En arts visuels, on a différents modèles. Dans le réseau de la francophonie en particulier, nos organismes sont des centres d'artistes autogérés, explique Véronique Leblanc.

C'est un modèle absolument novateur qui est pour et par les artistes, mais dont le modèle d'affaires n'est pas de faire des profits, ni d'avoir un grand apport en revenus privés.

Pour le secteur, le risque est donc de comparer des organismes qui n’ont ni les mêmes missions, ni les mêmes sources de revenus, ni les mêmes façons de rejoindre leur public, avec une même grille de lecture.

Trois artistes installent des œuvres artistiques au mur de la Galerie du Nouvel-Ontario.

Au sein du FFAO, les organismes sont désormais regroupés dans huit grandes catégories, dont celle des organismes francophones, qui réunit 36 organismes culturels, toutes disciplines confondues.

Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda

La pointe de l’iceberg ?

Cette année, l'enveloppe réservée aux arts francophones a également chuté de 4 %, soit une réduction de 80 000 $.

Pour Lisa Breton, de l’Alliance culturelle de l’Ontario (ACO), la réalité des organismes francophones en situation minoritaire n’est pas suffisamment prise en compte dans le nouveau modèle.

Le problème avec la mesure d’impact économique, c’est que ça défavorise immédiatement la communauté francophone, affirme-t-elle, en précisant que les possibilités de diversification financière ne sont pas les mêmes que dans la majorité linguistique.

Après l’annonce des résultats, les représentants d’autres organismes culturels de service francophones, dont l'ACO et l’AGAVF, ont rencontré le directeur général du Conseil des arts de l'Ontario, Michael Murray.

Lisa Breton indique qu’il était conscient que le secteur des arts visuels francophones avait été touché de façon inéquitable, mais qu’il n’entend toutefois pas revenir sur sa décision.

C'est inquiétant. Ça affecte le rapport de confiance qu'on a avec le Conseil des arts de l'Ontario.

Le CAO s'explique

Le Conseil des arts de l’Ontario défend pour sa part son nouveau modèle de financement.

Dans une réponse écrite, le CAO affirme que le programme vise à diriger les ressources là où elles peuvent avoir le plus grand impact et qu’il permet d’aligner plus directement les décisions de financement à son mandat et à son plan stratégique 2022-2027.

Il ne précise toutefois pas pourquoi le secteur des arts visuels semble avoir été particulièrement touché.

Dans une lettre obtenue par Radio-Canada, envoyée aux bénéficiaires le 20 juillet 2026, près d’un mois avant l’annonce des résultats, le Conseil justifie les coupes entre autres par la stagnation des crédits alloués par la province.

Rappelons que l’enveloppe provinciale annuelle allouée au CAO est restée fixée à 60 millions de dollars depuis 2009.

Le document précise également que les subventions accordées doivent désormais tirer parti des revenus de l’organisme.

Selon cette logique, les organismes qui génèrent moins de revenus autonomes ou privés pourraient ainsi voir leur financement réduit.

L’impact sur le terrain

À Sudbury, la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO) est directement touchée par ces coupes. Le centre d'artistes a vu sa subvention de fonctionnement diminuer de 30,8 %, passant de 56 764 $ à 39 306 $.

Pour l’organisme qui a mis plusieurs décennies à bâtir ses infrastructures et son expertise en milieu minoritaire, la nouvelle est tombée brutalement.

On ne s'y attendait pas du tout, confie Danielle Tremblay, directrice artistique sortante de la GNO. C'est la première fois en 30 ans qu'on subit une coupe. On nous a un peu tiré le tapis sous les pieds.

Enseigne de la Galerie du Nouvel-Ontario.

La Galerie du Nouvel-Ontario à Sudbury travaille avec des artistes et des organismes d’un peu partout au pays.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Poulin

Pour Anyse Ducharme, la nouvelle directrice artistique du centre, la décision soulève des questions sur la façon dont on mesure la contribution d’un organisme comme la GNO.

C'est la structure même de fonctionnement de notre secteur qui est touchée. On est là gratuitement pour la communauté, pour partager des idées, pour stimuler la création.

C’est justement cette approche que l’équipe dit avoir toujours mis de l’avant dans les évaluations du Conseil des arts de l’Ontario.

Notre impact, on l’a toujours mesuré par rapport à la communauté, les artistes et la diversité, rappelle Danielle Tremblay.

Elle conclut qu'il sera difficile pour les organismes coupés d'absorber une telle perte sans devoir pédaler encore plus fort pour aller trouver des sous ailleurs.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway