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Le leasing à le vent en poupe et est même devenu le financement préféré des français. En 2024, 66 % des véhicules particuliers neufs immatriculés au nom de personnes physiques ont été financés via un leasing (LOA/LLD). Tout le monde veut du leasing, mais peu de clients comprennent vraiment ce que c’est. C’est en tous cas ce qu’affirme UFC-Que choisir, qui présente une étude sur le leasing automobile.
Nicolas Laperruque - 10 avr. 2026 à 07:00 | mis à jour le 10 avr. 2026 à 13:28 - Temps de lecture :
L’UFC-Que Choisir publie une étude approfondie sur le leasing automobile, fondée sur une enquête auprès de 1 285 consommateurs et près de 1 000 témoignages de litiges.
Une étude qui révèle certains pièges, loin du discours des concessionnaires.
Un contrat trop rigide
Le tableau qui ressort de cette étude est pour le moins préoccupant. Alors qu’on nous vend une formule tout-compris, sans soucis, la réalité est tout autre. Un quart des locataires ont subi des frais de restitution contestés, pour 1 200 euros en moyenne.
Certains contrats prévoient explicitement que les loyers continuent de courir même quand le véhicule est immobilisé en cas de panne. Et dès qu’un accident de la vie survient, perte d’emploi, séparation, maladie, décès, sortir du contrat relève du parcours du combattant.
Des situations anormales
Les héritiers d’un locataire décédé peuvent ainsi se retrouver contraints de choisir entre poursuivre les paiements, racheter le véhicule ou affronter une procédure de recouvrement, sans information claire sur leurs droits.
« Ce qui me choque, c’est que la DGCCRF a contrôlé 101 établissements et trouvé des anomalies dans la moitié d’entre eux. Et parmi les consommateurs qui ont payé des frais à la restitution, 65 % estiment qu’ils n’étaient pas justifiés. On n’est pas sur des accidents isolés, on est sur un système. Et c’est ça qu’on veut changer », déclare Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisir.
Face à ce problème, une directive européenne sur le crédit à la consommation, dont la transposition entre en vigueur en novembre 2026, va renforcer l’encadrement de la LOA.
Photo Adobe Stock
La LOA est encadrée ? On vous vend de la LLD
Face à ce problème, une directive européenne sur le crédit à la consommation, dont la transposition doit entrer en vigueur en novembre 2026, va renforcer l’encadrement de la LOA.
La réaction des vendeurs automobiles ne s’est pas faite attendre. Ils vous proposent désormais des LLD, qui ne sont pas concernées par les nouvelles règles. La preuve? Les volumes de LLD ont bondi de 67 % en un an.
« Certains professionnels orientent délibérément leurs clients vers ce produit parce qu’il est moins contraignant pour eux. La DGCCRF elle-même le relève dans son enquête de 2025 », selon UFC-Que Choisir.
Des demandes concrètes
Quatre demandes concrètes ont été faites par l’association. UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics d’agir sur quatre points.
D'abord avec la création d’un droit à la résiliation sans frais en cas d’accident de la vie (décès, invalidité, perte d’emploi, force majeure) pour tous les contrats de leasing, LOA comme LLD.
L'imposition d'une information précontractuelle standardisée incluant le coût total du contrat, les frais possibles à la restitution et le coût réel d’une sortie anticipée, avant toute signature. L'interdiction des clauses qui transfèrent sur le locataire les risques de panne et de vice du véhicule, notamment celles qui maintiennent les loyers en cas d’immobilisation prolongée.
Enfin, UFC-Que Choisir propose d'étendre à la LLD les protections du crédit à la consommation : droit de rétractation, évaluation minimale de solvabilité, encadrement de la publicité et information normalisée sur les coûts.


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