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Condamné à mort en 1948, star de Gallimard dix ans après : le destin criminel d’un maître du polar français

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Joseph Damiani, devenu José Giovanni, signe un contrat avec une option sur dix romans ! Le Trou paraît le 1er janvier 1958. Gallimard, Cite films / Copercines Cooperat / Collection ChristopheL via AFP, Adobestock / Valérie Guillo

Chantage, enlèvement, fatwa… Quand le fait divers fait irruption dans la République des lettres.

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    Condamné à mort en 1948, star de Gallimard dix ans après : le destin criminel d’un maître du polar français

Accusé de collaboration, de tentative d’évasion et d’assassinat, le jeune Joseph Damiani est condamné le 10 juillet 1948, à la peine capitale puis gracié par le président Auriol. Dix ans après, son premier roman paraît aux éditions Gallimard, signé José Giovanni.

Deux images. Extraites de deux films en tête du box-office de 1973. L’une, drôle, montre Louis de Funès déguisé en rabbin, se lancer dans une danse hassidique endiablée dans une rue du Marais à Paris. Dans l’autre, terrifiante, Alain Delon, est attaché à une chaise. On découpe aux ciseaux son col de chemise. On lui fait boire un verre d’alcool et on lui glisse une cigarette dans la bouche avant de le conduire à la guillotine. Et le regard qu’il échange avec Jean Gabin, l’éducateur qui n’a pas réussi à l’empêcher de replonger dans le crime, est d’une force peu commune.

D’un côté, Les Aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury, le prince de la comédie des années 1960 et 1970. De l’autre, Deux hommes dans la ville, un polar de José Giovanni. Le septième film de celui qui marqua, à la fin des années 1950, la « Série noire » avec une rafale de romans de gangsters (Le Trou, Le Deuxième Souffle, Classe tous risques, L’Excommunié…). Ce film est d’une rare intensité. Giovanni réalise là un véritable…

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Le Figaro

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