NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Un site historique national peu connu en Nouvelle-Écosse raconte l'histoire d'une invasion française ratée en 1746, une tentative de reconquête de l’Acadie qui aura finalement contribué à la création d'Halifax.
Peu d'automobilistes qui sillonnent l’autoroute 188, à Bedford, à proximité du monument du lieu historique national du Canada de l’Encampement-d’Anville, se doutent que ce site raconte un des chapitres les plus tragiques de l'époque.
D’après Parcs Canada, il s'agit du site où le duc d’Anville a établi son campement sur la plage lors de l’expédition infructueuse lancée par la France pour reprendre l’Acadie.

Un plan datant de 1745 montre la ville et les fortifications de Louisbourg.
Photo : Gracieuseté : Archives de la Nouvelle-Écosse
Après avoir perdu la forteresse de Louisbourg, en 1745, aux mains de miliciens de la Nouvelle-Angleterre et de la marine britannique, la France a décidé de rassembler l’année suivante la plus grande flotte à avoir traversé l’Atlantique.
Pour restaurer l’honneur de la France, environ 70 navires transportant quelque 13 000 hommes ont été chargés de reconquérir l'Acadie, de reprendre Louisbourg et Terre-Neuve, qui avaient été perdus 30 ans plus tôt lors de la signature du traité d'Utrecht.
Selon Parcs Canada, 10 000 matelots et 3 000 soldats étaient du nombre.
Les choses ont toutefois tourné au vinaigre. Malmenée par les tempêtes, la flottille partie de France en juin a fini par mettre trois mois pour effectuer cette traversée qui devait prendre sept semaines.
La nourriture à bord était de mauvaise qualité. Les biscuits grouillaient d'insectes avant même le début de la traversée. Le typhus, la variole, le scorbut et la dysenterie se sont rapidement propagés chez les membres de l’équipage.
Jusqu’à 50 cadavres par jour étaient jetés par-dessus bord, explique John Boileau, président de la Société de préservation du patrimoine militaire d’Halifax.

L'auteur et historien André-Carl Vachon.
Photo : Radio-Canada / Monique Bourque
André-Carl Vachon, historien spécialiste de l’histoire acadienne, confirme que les choses se sont très mal passées pour cette expédition française.
On parle, dans un journal de bord d'un capitaine, de rations de nourriture, de nourriture avariée aussi. Parce qu'on manque de nourriture, on va même manger des rats, dit-il.
La traversée est si difficile que seuls 16 des quelque 70 navires partis de France ont réussi à atteindre les côtes de la Nouvelle-Écosse.
Le 15 octobre, on parle que sur les 7000 matelots qui restent encore dans la région — parce qu’il y a en a qui sont décédés ou retournés en France — il y en a déjà 587 morts. Il y a déjà 2274 malades sur place, raconte André-Carl Vachon.
Malgré le fait qu’aucune confrontation armée visant à reprendre le territoire français perdu a fini par avoir lieu, John Boileau estime qu'entre 1100 et 2000 des membres de la flottille ont fini par être enterrés dans le secteur du lieu historique national du Canada de l’Encampement-d’Anville.
De nombreuses victimes chez les Mi'kmaq
Les Mi’kmaq, alliés de longue date qui s’étaient rassemblés à Chebucto dans l’attente de renforts français, se sont retrouvés face à une flotte ravagée par la maladie.
Dans un geste d’amitié, les marins français — qui, selon John Boileau, ignoraient le danger — ont offert des couvertures de laine aux Mi’kmaq.
Contaminées par le typhus, ces couvertures ont mené à la mort d’au moins 30 % de la population mi'kmaw. D'après John Boileau, ce chiffre pourrait même atteindre 80 %.

Portrait de Jean-Baptiste Louis Frédéric de la Rochefoucauld de Roy, duc d'Anville.
Photo : Gracieuseté : Atelier de Hyacinthe; Domaine public
Celui qui a été désigné pour mener la reconquête française, Jean-Baptiste Louis Frédéric de la Rochefoucauld de Roy, duc d'Anville, a lui aussi perdu la vie au cours de la mission.
L'un de ses successeurs décide finalement d'utiliser les hommes qui lui restaient pour tenter une dernière fois de s’emparer d’Annapolis Royal à la fin d’octobre, mais la chose est rendue impossible par le mauvais temps.
Ce qui reste de la flotte de navires finit alors par mettre le cap sur la France.
On estime que 8 000 de ces 13 000 hommes venus de France sont morts [lors de cette expédition], indique M. Vachon.
Celle-ci s’est avérée particulièrement futile puisque les Britanniques ont fini par rendre Louisbourg à la France en échange de Madras, en Inde.
L’échec de l’armada française finit aussi par convaincre les Anglais du besoin d’un siège du gouvernement plus permanent et fortifié qu'Annapolis Royal.
C’est ainsi qu’ils ont fondé Halifax en 1749, sécurisant ainsi le port que les Français avaient mis des milliers de vies à tenter de gagner.
D'après les informations de Vernon Ramesar, de CBC, de Judith Plascencia-Limon et de Stéphanie Blanchet


1 week_ago
8



























.jpg)






French (CA)