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Par Julien Bouissou et Lucie Robequain

Publié aujourd’hui à 06h00

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EnquêteEn vingt ans, ces fonds ont vu leurs actifs plus que quintupler pour atteindre 16 000 milliards de dollars. Ils sont devenus le symbole du retour d’un capitalisme d’Etat qui se mondialise.

Devant le siège de Danantara Indonesia, le plus grand fonds souverain de l’Indonésie, à Djakarta, le 31 mars 2026. Devant le siège de Danantara Indonesia, le plus grand fonds souverain de l’Indonésie, à Djakarta, le 31 mars 2026.

Une vague de fonds souverains déferle sur l’économie mondiale. Un seul chiffre suffit à donner la mesure de l’ampleur du phénomène : selon le Fonds monétaire international (FMI), ces derniers gèrent 16 000 milliards de dollars (environ 14 215 milliards d’euros) d’actifs, contre seulement 3 000 milliards de dollars en 2008. L’institution, sise à Washington, en conclut, dans une note publiée le 21 juillet, que « les fonds souverains sont devenus les acteurs les plus puissants de la finance mondiale ».

D’après les calculs de l’université espagnole IE dans une étude publiée en avril, ces actifs auraient même connu une hausse spectaculaire de 18 %, soit 2 000 milliards de dollars, entre juillet 2024 et décembre 2025. La plupart sont concentrés au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique (79 %) et en Europe (16 %), l’Afrique (1 %) ne représentant qu’un poids symbolique.

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