NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que la séparation potentielle du Québec et de l’Alberta du reste du Canada est un sujet de discussion qui prend de l'élan, un expert estime que cette éventualité pourrait avoir un faible impact économique sur le Manitoba. Il croit cependant que les pertes réelles seraient sur le plan culturel.
Barry Prentice est le directeur de l'Institut des transports à l'Asper School of Business de l'Université du Manitoba. Il croit que les coûts supplémentaires de transport de biens seraient parmi les difficultés créées pour le Manitoba, si l’Alberta ou le Québec se séparait du Canada.

Barry Prentice ne croit pas que les possibilités de séparation de l'Alberta soient élevées.
Photo : Barry Prentice
Il estime que les exportations manitobaines, qui comprennent, entre autres, des autobus, des camions pompiers et des produits aérospatiaux, sont relativement des niches.
Pour Barry Prentice, l’effet principal de la séparation albertaine serait les répercussions culturelles qui surviendraient, surtout si d’autres provinces, comme la Saskatchewan, lui emboîtaient le pas.
Au fil du temps, il semble que les habitants de la Saskatchewan aient été de plus en plus influencés culturellement par l'Alberta, note-t-il.
Barry Prentice indique que cette éventualité pourrait augmenter les peurs que le Manitoba ne tombe dans l’orbite des États-Unis plus rapidement.
Beaucoup de résidents de l’Alberta ont déjà exprimé leur frustration par rapport au fait que leur province fait partie du Canada. Certains estiment que leur province n’est pas bien représentée au sein de la Chambre des communes.
L’Alberta compte actuellement 37 sièges à la Chambre des communes et est au quatrième rang parmi les provinces. L'Ontario occupe la première place, avec 122 sièges.
Cette année, un groupe local a mis de l'avant une pétition qui vise l'organisation d'un référendum sur l’indépendance de l'Alberta.
Une juge albertaine a imposé une pause dans le processus référendaire. Dans sa décision, la juge a indiqué que la collecte de signatures pour la pétition souverainiste peut se poursuivre. Elle a cependant interdit au directeur des élections de certifier les résultats et de transmettre la pétition au gouvernement.
Cette décision fait suite à une requête déposée par deux groupes de Premières Nations, qui estiment que la procédure de pétition menace les droits issus des traités.
Le Québec a un rôle très important dans le Canada

Pour Barry Prentice, le Québec a un effet important sur la culture du Canada. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Sébastien St-Jean
Au Québec, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a promis d’organiser un troisième référendum sur l'indépendance de la province, si son parti remporte les prochaines élections provinciales.
Barry Prentice indique que la ville de Montréal, soit la plus peuplée du Québec, est le port atlantique le plus important pour le Manitoba. Si le Québec se séparait du Canada, cela pourrait augmenter l’engouement pour le développement du port de Churchill, dans la baie d’Hudson.
L'expert indique toutefois que le Québec a un rôle très important dans le Canada et qu'une séparation pourrait aussi entraîner une grande perte culturelle pour le pays.
Il rappelle que le Québec a des tendances politiques de gauche et que cela a eu un impact sur l'ensemble du pays. Il cite comme exemple la légalisation de l’aide médicale à mourir et les mesures concernant la garde d’enfants.
Barry Prentice ajoute que le Québec est la seule province canadienne ayant le français comme seule langue officielle et que son influence au niveau de la langue et de la culture a aidé l'ensemble du pays à mieux accepter les différences culturelles.
Un besoin de repenser le système fédéral
Phil Cyrenne, professeur d'économie à l'Université de Winnipeg, remarque, de son côté, que l’Alberta et le Québec sont deux provinces situées dans différentes régions du pays et qui ont des différences culturelles. Selon lui, elles sont toutes deux d’avis que le gouvernement fédéral empiète sur les compétences provinciales.
En gros, cela signifie simplement qu'il faut repenser le système fédéral, ajoute Phil Cyrenne.
Si le gouvernement fédéral s'en tenait à ses propres compétences, je pense que cela refroidirait considérablement l'enthousiasme des séparatistes.
Le professeur décrit notamment la signature de la Loi constitutionnelle de 1982 comme un tournant qui a conféré un rôle beaucoup plus important au pouvoir judiciaire fédéral par l'intermédiaire de la Cour suprême.
L'une de ses pratiques courantes consiste à invalider les lois provinciales, dit Phil Cyrenne.
La résistance des Premières Nations
Personne ne se sépare dans ce pays, affirme la grande cheffe de l’Assemblée des chefs du Manitoba, Kyra Wilson.
Elle souligne que les traités entre les Premières Nations et la Couronne, et non les provinces, sont la fondation du Canada.
Il est regrettable que certaines personnes ne comprennent pas cette histoire, mais peut-être qu'un jour elles la comprendront, et j'espère que les traités seront respectés dans tout le pays, affirme-t-elle.
Kyra Wilson indique que les groupes autochtones continueront de soutenir les Premières Nations en Alberta qui se défendent contre le menace de rupture des traités.


1 month_ago
57



























.jpg)






French (CA)