La Biennale de Lyon a un parrain, Robert Filliou (1926-1987). C’est lui que Catherine Nichols, curatrice australienne de cet événement d’art contemporain, intitulé cette année «Passer d’un rêve à l’autre», a choisi de placer au centre de ses réflexions et des différentes expositions qu’elle a conçues, aux Grandes Locos, un hangar post-industriel, au Musée des tissus, gardien du patrimoine lyonnais, au MACLyon, le musée d’art contemporain qui borde le parc de la Tête d’or et dans d’autres lieux de la ville.
Au centre du motif, «l’Economie poétique», telle que Robert Filliou voulait l’instaurer, lui qui fut à la fois économiste et artiste, qui pensait que l’art pouvait nourrir de nouvelles valeurs, de nouveaux échanges, un nouvel art de vivre où chacune et chacun pourrait créer, une nouvelle «économie» où le travail serait non une «peine» mais un «jeu» et la fête «permanente».


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