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Cette sortie de la députée verte de Memramcook-Tantramar, pressentie pour devenir cheffe du Parti vert, survient quelques jours après qu’Opportunités Nouveau-Brunswick a fait paraître un communiqué de presse confirmant que des discussions sont en cours pour un deuxième projet de centre de données de grande envergure dans la région de Saint-Jean.
Dans un communiqué diffusé mardi, Mme Mitton a indiqué que le gouvernement Holt doit respecter son engagement d’être "le gouvernement le plus transparent que le Nouveau-Brunswick ait jamais connu".
La possibilité qu’un deuxième centre de données voit le jour dans la région de Saint-Jean a récemment été révélée grâce à une demande d’accès à l’information auprès d’Opportunités Nouveau-Brunswick, effectuée par des résidents de Lorneville, une communauté située à la frontière ouest de Saint-Jean.

Un projet de centre de traitement de données dans un agrandissement du parc industriel du lac Spruce à Saint-Jean fait l'objet d'une étude d'impact environnemental.
Photo : Radio-Canada / Roger Cosman
Ces derniers se sont déjà prononcés contre un autre projet de centres de données, porté par Beacon AI Centers et VoltaGrid, prévu dans le parc industriel de Saint-Jean et qui fait l’objet d’une étude d’impact environnemental.
Un cadre réglementaire impossible à appliquer, dit Mitton
Le cadre stratégique sur la construction de centres de données du Nouveau-Brunswick, un document de trois pages, stipule que les promoteurs de ces infrastructures doivent être en mesure de démontrer que les projets sont conçus de manière à minimiser les répercussions sur l’eau, les terres, les infrastructures locales et l’environnement, et favoriser une utilisation responsable des ressources.
D’après Megan Mitton, ce cadre réglementaire, qui vient de faire l’objet de consultations publiques, est trop faible et difficile à appliquer.
En plus d’avoir des lignes directrices et des protections fortes, elles doivent être applicables grâce à une législation et des mécanismes d’application pour les mettre en œuvre , dit Mme Mitton.

Megan Mitton annonce son intention de briguer la chefferie du Parti vert.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, par exemple la quantité d’eau qui devrait être utilisée, de manière directe et indirecte, explique-t-elle.
Elle ajoute que l’effet cumulatif des projets sur les bassins versants devrait aussi être mesuré plutôt que de mesurer l’incidence d’un seul projet à la fois.
La députée critique aussi le fait que la province ait annoncé une consultation publique sur son cadre réglementaire qu’après que des Néo-Brunswickois aient manifesté leur opposition a des projets déjà en cours. Difficile dans ces circonstances de prendre la démarche au sérieux, selon elle.
Selon elle, la province devrait imposer un moratoire sur ce genre de projet à grande échelle jusqu’à ce qu’un cadre législatif soit mis en place.
Retombées économiques importantes
CBC a également demandé à Opportunités Nouveau-Brunswick combien de projets de centre de données sont à l’étude dans la province et dans quelles communautés ceux-ci pourraient être installés.
L’agence provinciale n’a pas fourni de réponses à ces questions.
Elle se contente de dire que la construction de centres de données pourrait avoir des retombées économiques à long terme et créer des emplois.
Nous allons nous assurer que si des centres de données sont construits au Nouveau-Brunswick, qu’ils le soient de manière responsable et pour le plus grand bien de l'économie.
Toutefois, ces projets doivent être évalués soigneusement, surtout lorsqu’il est question d’énergie, d’eau, d’infrastructure, d’environnement, et de ce que cela signifie pour les communautés locales , précise le ministre responsable d'Opportunités NB Luke Randall, dans une déclaration écrite.
Invité à préciser quelles seront les prochaines étapes maintenant que les consultations publiques en lien avec les centres de données sont terminées, le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail Jean-Claude D'Amours a indiqué dans une déclaration envoyée par courriel que l’analyse des données colligées est en cours et qu’une mise à jour plus détaillée est prévue en novembre.


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