NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des rencontres agressives entre coyotes et humains dans la grande région de Toronto ont rendu certains résidents nerveux et suscité un débat parmi des experts de la faune sur la façon dont les municipalités devraient réagir dans ces situations.
Les gens semblent apercevoir plus fréquemment des coyotes. Mais ce sont surtout des attaques contre des enfants, survenues au cours des derniers mois, qui ont soulevé des questions.
En juillet, un coyote s’est approché d’un jeune enfant sur un terrain de jeux à Whitby, à l’est de Toronto, et l’a mordu au visage. Quelques semaines auparavant, un autre enfant avait été blessé par un coyote sur une propriété municipale.
Ces événements ont fait suite à d’autres attaques, en mai, contre un enfant et une adolescente à Markham, toujours en banlieue de la Ville Reine.
De son côté, la Ville de Toronto a dénombré 20 attaques d’humains par des coyotes qui ont causé des blessures, dont neuf cas de morsures, entre 2019 et juin de cette année.
Protéger sa progéniture
Dennis Murray, professeur de biologie à l’Université Trent, explique que les coyotes se montrent principalement agressifs pour protéger leur tanière et leurs petits. Ils essaient simplement de dire aux gens : '' Reculez, partez d’ici, cet espace nous appartient tant que nous élevons nos petits dans cette zone. ''
Il ajoute que ces animaux deviennent également agressifs et adoptent des comportements de prédation envers les humains parce qu'ils s'habituent à eux, qu’ils cherchent de la nourriture dans les zones urbaines et aussi parce que certaines personnes les nourrissent.
[Un coyote] perd sa crainte des humains, puis, lorsqu’il commence à avoir faim, il se peut qu’il teste pour voir si l’enfant pourrait être une proie, illustre-t-il.
Le professeur Murray considère que le comportement prédateur des coyotes est en grande partie irréversible. Les municipalités doivent donc agir rapidement lorsqu’elles identifient les animaux responsables d’attaques contre des animaux de compagnie ou des gens.
Dans de tels cas, à son avis, il faut envisager d’éliminer ou d’euthanasier l’animal avant qu’il ne soit trop tard, à moins qu’il s’avère que le coyote ne faisait que défendre son terrier.
Agir rapidement lorsqu’il le faut
Les données de la Ville de Toronto montrent également que les coyotes ont attaqué ou mordu 331 chiens, entre 2019 et juin de cette année, et que 143 de ces événements ont été signalés entre 2024 et 2025.
En mai 2025, les responsables municipaux ont décidé d’euthanasier un couple de coyotes qui semblait à l’origine de dizaines d’attaques contre des chiens dans les quartiers Liberty Village et Fort York.
Dennis Murray, qui a écrit un article scientifique sur ces cas, raconte que ses recherches ont révélé que quatre coyotes problématiques s’en prenaient aux humains et aux chiens dans ces deux quartiers.
Nous avons estimé que la Ville avait franchement manqué à ses devoirs et qu’elle aurait dû agir bien plus vite.
La Ville a indiqué, de son côté, qu’elle continue d’enquêter et de surveiller les signalements de comportements inquiétants de coyotes, et qu’elle traite chaque cas individuellement.
L'approche de Toronto repose sur une stratégie de coexistence entre les coyotes et les humains fondée sur l'expertise et la recherche, a-t-elle expliqué dans une déclaration écrite. Elle priorise la sécurité publique, tout en reconnaissant que les coyotes font partie depuis longtemps de l'écosystème urbain de Toronto.
Elle considère que la prévention à long terme, la sensibilisation du public et les mesures dissuasives se sont avérées efficaces pour réduire les rencontres et qualifie l'élimination des coyotes d'inefficace, de coûteuse et de contre-productive.
Sensibiliser la population
Tiziana A. Gelmi Candusso, une écologiste de Toronto, considère que l’élimination des coyotes n’est qu’une solution temporaire, parce qu'ils seront rapidement remplacés par d'autres.
Cela apaisera les gens pendant un certain temps, pourra créer la controverse, mais ça ne résoudra pas le problème parce que c'est une situation récurrente qui se produit toujours dans les mêmes secteurs.
Il faut plutôt, selon elle, modifier les comportements des gens qui font réagir les coyotes; les amener à tenir les chiens en laisse en tout temps et à ne pas nourrir les animaux sauvages.
Mme Gelmi Candusso, qui a installé un réseau de caméras de surveillance de la faune à Toronto entre 2020 et 2022 dans le cadre de ses recherches postdoctorales à l’Université de Toronto, n'est pas certaine que la population de coyotes a augmenté dans la ville.
Le fait que nous voyons plus d’attaques n’est pas nécessairement [une indication] qu'il y a trop de coyotes, croit-elle. Le problème est plutôt que les gens n’ont pas encore appris à cohabiter avec ces animaux.
Les programmes de sensibilisation, notamment ceux destinés aux enfants et aux personnes âgées, sont essentiels pour mieux faire comprendre au public comment éviter les affrontements avec les coyotes, a déclaré Mme Gelmi Candusso. J’inclurais des activités dans les écoles; quand les enfants apprennent quelque chose, ils aiment aussi raconter ça à leurs parents, ajoute-t-elle.


9 hour_ago
36


























.jpg)






French (CA)