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CHRONIQUE - Le journaliste Jean-Charles Deniau refait le match de l’EPR. Une histoire de malchance et d’arrogance qu’on ne veut pas vivre une deuxième fois. Par pitié !
Du chah en 1973 aux mollahs en 2026, l’Iran aura joué un rôle clé dans les chocs pétroliers qui ont confirmé le choix de la France en faveur du nucléaire civil. À l’époque, le premier ministre Pierre Messmer avait réagi en passant commande de 13 réacteurs de 900 MW, qui sont devenus 55 sous Valéry Giscard d’Estaing, soit un investissement total d’à peu près 83 milliards d’euros sur la période 1973-1980 pour une puissance totale de 30 600 MW.
Bien des années plus tard, en 2005, le chantier de l’EPR, réacteur de troisième génération, ultra-sécurisé et très puissant (1 650 MW), a été inauguré à Flamanville. En vingt ans de déboires, la facture de l’EPR est passée de 3,5 milliards à 23 milliards. Dérive scandaleuse, même pour un prototype qui est censé essuyer les plâtres. « Le coût d’un réacteur sur le papier n’est pas le coût d’un réacteur réel, il faut toujours multiplier par pi. » On doit cette phrase restée célèbre chez les amis de l’atome à l’amiral américain Hyman Rickover. Il est le…


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