Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ces voix troublantes venues du ROC

1 week_ago 13

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

La scène se déroule lors de la semaine du Stampede, au centre-ville de Calgary. On retrouve, autour d’une table de restaurant, une ancienne députée conservatrice albertaine en tenue de cowgirl et Mark Milke, fondateur de l’Aristotle Foundation for Public Policy, l’un des centres de réflexion les plus en vue de l’Ouest canadien. Le National Post a publié le 12 juillet le compte rendu de ce déjeuner sous forme de portrait admiratif. On y apprend que Milke, fédéraliste convaincu, déconseille la séparation à ses compatriotes albertains. Jusque-là, rien de surprenant. C’est la suite qui mérite qu’on s’y attarde.

Car voici son diagnostic : le problème central de la Confédération depuis 50 ou 60 ans, ce sont les politiciens québécois. Tous, qu’ils soient « séparatistes ou non », précise-t-il. Pas les politiques énergétiques fédérales. Pas la formule de péréquation. Non : tous les politiciens du Québec, en bloc, de René Lévesque à Pierre Elliott Trudeau. L’acte d’accusation ne fait pas dans la dentelle.

On croirait entendre un Albertain qui passe trop de temps dans les chambres d’écho en ligne, où le Québec tient le rôle du vilain commode. Or, non. C’est un docteur en science politique, auteur de six livres, de plus de 1000 chroniques, applaudi de Toronto à Vancouver. C’est précisément ce qui devrait nous troubler lorsque le discours de la marge devient celui du centre.

Devant le discours de M. Milke, je cherche d’abord le positionnement de marque. Celui de l’Aristotle Foundation est habile. Avec ses analyses rigoureuses, ses données probantes et son honnêteté intellectuelle, Milke publie des études truffées de statistiques, dont des données démographiques au dixième de point près et des comparaisons de sondages de quatre maisons. Il nous rappelle que l’Ouest monte et que le Québec décline : 28,9 % de la population canadienne en 1949, 21,9 % en 2025, et conclut qu’il serait absurde de continuer à « apaiser » une région en déclin aux dépens d’une région en croissance.

Milke a raison sur les chiffres, et la frustration albertaine est réelle. Mais son raisonnement repose sur la prémisse selon laquelle les revendications d’un peuple se mesurent à son poids démographique. Appliquez sa logique en 1965, quand le Québec pesait plus du quart du pays, et elle justifie précisément les accommodements qu’il dénonce. Il n’évoque pas un principe. Il fait de l’arithmétique du rapport de force.

Ce qui manque à son cadre d’analyse a un nom : la nation. Il ne semble pas vouloir discuter de la motion de 2006, celle par laquelle la Chambre des communes, sous l’impulsion d’un premier ministre calgarien, a reconnu que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni. C’est un fait plutôt gênant pour sa thèse. Le champion politique de l’Ouest a lui-même concédé ce que Milke refuse d’envisager. Réduire le Québec à une ligne budgétaire et à un pourcentage décroissant, c’est précisément ce que 60 ans de débats constitutionnels, de Laurendeau-Dunton à Meech, nous ont appris à ne pas faire.

Mais voici où la rigueur proclamée s’effondre complètement. Sur le site personnel de Milke, la notice de son livre de 2006, A Nation of Serfs ?, décrit le mari d’une ancienne gouverneure générale comme un fondateur du Front de libération du Québec (FLQ), « cellule terroriste » ayant violemment poursuivi l’éclatement du Canada. On aura reconnu Michaëlle Jean et Jean-Daniel Lafond.

Fondateur du FLQ, Jean-Daniel Lafond, vraiment ?

Lafond est un documentariste d’origine française arrivé au Québec en 1974, 11 ans après la fondation du FLQ, quatre ans après la crise d’Octobre. Il n’a jamais été membre du mouvement, encore moins son fondateur. Sa faute ? Avoir interviewé d’anciens felquistes pour un documentaire des décennies plus tard. Autrement dit : avoir fait du journalisme. La notice originale du livre, en 2006, parlait d’une « sympathisante séparatiste ». Vingt ans plus tard, sur le site de l’auteur, le conjoint de la sympathisante présumée est devenu fondateur d’une cellule terroriste. L’accusation a enflé dans le récit, comme un poisson de pêcheur.

Ce mécanisme dépasse le cas Milke. La rigueur est réelle, mais elle est à géométrie variable. Quatre décimales quand les chiffres accablent le Québec, et l’à-peu-près diffamatoire quand il s’agit de caractériser une figure associée, même de loin, au souverainisme. Le niveau de preuve exigé varie selon la cible. Ce n’est pas exactement de l’hypocrisie, c’est plus troublant. C’est ce qui arrive quand on ne perçoit plus les affirmations concernant le Québec comme des affirmations exigeant de la prudence.

Et personne, dans le ROC, ne semble l’avoir remarqué. Parce que, dans son lectorat, personne ne sait qui est Jean-Daniel Lafond ni ne s’en soucie.

Dans Une nation normale, j’ai décrit le déplacement émotionnel du reste du Canada : en 1980 et en 1995, le Canada anglais suppliait le Québec de rester avec ses rassemblements, ses drapeaux et ses « we love you ». Aujourd’hui, le sentiment dominant n’est plus le rejet, mais la résignation. Ce n’est pas de l’hostilité, écrivais-je, c’est du détachement. Le cas Milke suggère qu’une troisième étape s’installe. Après la supplication, l’accusation. On ne demande plus au Québec de rester. On explique avec l’autorité d’un institut qu’il a toujours été le problème.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway