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Ces nouveaux droits de douane arrivent alors que les surtaxes temporaires mises en place par Donald Trump en février dernier arrivent à échéance.
Après le Canada lundi et le Brésil mercredi, une soixantaine d’économies se retrouvent à leur tour visées, ce vendredi 24 juillet, par de nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis. Parmi elles : la Chine, le Japon, mais aussi le Mexique et les pays de l’Union européenne.
Depuis 00 h 01, ces pays voient en effet une surtaxe de 10 % ou 12,5 % s’appliquer à un certain nombre de leurs produits entrant aux États-Unis. Ceux qui sont déjà en voie d’acheminement vers la première économie mondiale ne seront pas concernés s’ils arrivent à destination avant mardi 28 juillet, à 00 h 01.
Avant même leur entrée en vigueur, l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande - trois alliés des États-Unis en Asie - ont vivement dénoncé ces nouvelles barrières tarifaires. Canberra les trouve « injustifiés », Wellington « extrêmement décevants » et Tokyo les « regrette ».
Ces surtaxes prennent le relais des droits de douane de 10 % imposés en février dernier, arrivées à échéance à la même heure. Ces droits de douane temporaires, d’une durée de 150 jours, avaient été mis en place par Donald Trump dans la foulée de la décision de la Cour suprême d’annuler la majorité des surtaxes implantées depuis son retour à la Maison Blanche.
Une surtaxe de 10 % pour les pays de l’Union européenne
Cette nouvelle surtaxe est par ailleurs le résultat d’une enquête, lancée mi-mars par le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, afin de déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé.
« Nous cherchons à mettre fin au commerce de ce type de produits », a expliqué sur CNN le représentant de la Maison Blanche au Commerce. « Si vous autorisez l’importation de biens issus du travail forcé, cela crée de la concurrence déloyale envers vos propres produits. Nous voulons que tous les pays disposent du même type de protections », a-t-il ajouté.
Les pays disposant d’une législation que les Etats-Unis estiment incomplète se voient imposer 10 % sur un certain nombre de leurs produits. Ce sera notamment le cas des pays de l’Union européenne (UE), du Royaume-Uni, du Mexique ou du Canada, soit certains des plus importants partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Pour les autres, soit une quarantaine de pays, les produits se verront appliquer 12,5 %. La Chine, le Japon, la Suisse ou la Corée du Sud sont par exemple concernés. L’énergie et les matières premières qui ne sont pas produites aux Etats-Unis devraient toutefois être exclues de la liste des produits concernés.
Des taxes qui pourraient être annulées ?
Selon Greta Peisch, avocate spécialiste en commerce international, l’objectif est « de garder la main et de maintenir la pression pour que les pays continuent d’appliquer les accords commerciaux qui ont été signés, et peut-être en négocier d’autres dans le futur ».
La Maison Blanche espère, cette fois, que cette nouvelle surtaxe ne connaîtra pas le même sort que celle mise en place l’année dernière. Afin de s’assurer de leur viabilité, l’USTR s’est basé sur la même loi que celle qui a permis jusqu’ici de justifier les droits de douane sectoriels, sur l’acier et l’aluminium, le cuivre, le bois de construction ou l’automobile notamment, et qui n’avaient pas été retoqués par la Cour suprême.
Plusieurs autres enquêtes sont également en cours, toujours en se basant sur ce même texte, notamment concernant une possible surcapacité industrielle. L’Union européenne (UE), visée par la surtaxe sur le travail forcé, est également concernée par cette enquête.
Peu de temps avant cette nouvelle salve de droits de douane, le gouvernement américain avait annoncé des surtaxes sur le Brésil, concerné depuis mercredi par 25 % de droits de douane sur près de la moitié de ses exportations vers les Etats-Unis. Lundi, le Canada a été à son tour visé par une surtaxe de 50 % supplémentaire, qui doit entrer en vigueur dans un mois.
Mais dans les deux cas, le gouvernement américain a déjà fait évoluer sa stratégie : plutôt que de viser l’ensemble des produits provenant de ces pays, les surtaxes ne concernent qu’une partie d’entre eux.


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