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TÉMOIGNAGE - Après cinq ans et demi d’attente, la découverte d’ossements ravive la douleur de la famille de Delphine Jubillar. Son oncle se confie pour la première fois, entre sidération, colère et besoin impérieux de connaître enfin la vérité pour commencer son deuil.
Passer la publicitéL’homme qui ouvre la porte esquisse un léger sourire, mais son regard trahit une grande tristesse. Gérard habite une maison isolée bordée de champs de blé près de Gaillac, commune dont est originaire Delphine Jubillar, née Aussaguel. L’infirmière disparue depuis cinq ans et demi était sa nièce. Jeudi, il a appris par sa fille que des ossements avaient été retrouvés sur un terrain agricole à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines. Dans la matinée, son mari a conduit les gendarmes en lisière d’un bois entre les villages de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, où des os, peut-être deux fémurs, ont été exhumés. «C’était atroce, au niveau du cœur…», montre le sexagénaire, visiblement affaibli.
«Il aurait pu parler bien avant»
Depuis le 16 décembre 2020, les proches de la mère de famille désespéraient de savoir enfin la vérité sur ses derniers instants de vie. La nouvelle a donc été vécue comme une véritable déflagration. «On n’a pas trop dormi», souffle le retraité. Il ne s’était, jusqu’à présent jamais exprimé dans la presse. «Ossements…


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