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C’est une pépite du patrimoine, à découvrir via des sentiers en pleine nature : le dolmen de Beynat, en Corrèze, est appelé le « Dolmen de la cabane aux fées ».
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Par Amandine Vachez Publié le 30 juil. 2026 à 5h56
Classé aux Monuments historiques depuis le début du 20ᵉ siècle, le dolmen de Beynat, commune de plus de 1 000 âmes en Corrèze en Nouvelle-Aquitaine, est considéré comme l’un des plus beaux de France. Actu Patrimoine vous présente ce mégalithe, à découvrir via des sentiers en pleine nature.
Un sentier au départ du centre du village pour rejoindre le dolmen
À environ 2 km du centre du village de Beynat, où une église érigée au 12ᵉ siècle attend les visiteurs curieux, se trouve le monument le plus antique de la commune. Un sentier part d’ailleurs de la place du village pour aller en marchant à la découverte de ce monument antique, auquel l’accès est possible depuis 2015, car il se trouvait au milieu d’un champ.
Direction le hameau de Brugeilles pour admirer le mégalithe, appelé « dolmen de la cabane de la fée » ou « de la cabane des fées ». « Le mégalithe en assez bon état montre un plan caractéristique des dolmens des causses : deux longs piliers latéraux hauts de 1,50 mètre encadrent une dalle de chevet, l’ensemble étant couvert de la table ovale de 3,20 mètres par 2,50 mètres », présente Corrèze Découverte.
Et de préciser que le monument est « constitué d’une variété de gneiss : la leptynite riche en quartz et feldspath. Le pilier de droite penché vers l’intérieur de la chambre a provoqué l’inclinaison de la table. L’ouverture est orientée comme la plupart des monuments similaires à Test. Un système de fermeture amovible devait exister à l’époque de son utilisation par les populations locales de la fin du Néolithique. »
De grands tombeaux pour honorer les morts
On peut se questionner sur son utilisation, même si, comme le met en exergue le panneau explicatif sur le site, certaines sociétés néolithiques (env. 5 500 avant J.-C. et 2 200 av. J.-C.) choisissaient de construire de grands tombeaux pour honorer leurs morts, et entretenir la mémoire collective des ancêtres sur le territoire.
C’est au 19ᵉ siècle que ce site a été exploré, par Philibert Lalande, l’un des membres fondateurs de la Société historique et archéologique de la Corrèze. « J’ai vu le dolmen de Brugeilles, pour la première fois, en 1865, et l’ai fouillé quelques années plus tard, avec Elie Massénat », peut-on lire dans un numéro du Bulletin de la Société préhistorique française (1905). « Nous n’y avons trouvé que des débris de poterie grossière, sans caractère, mais pas le moindre ossement », avant de préciser que sur ces terrains, des ossements ne peuvent se conserver.
Ce dolmen de Corrèze garde une part de mystère, notamment son nom. Il est désigné dans le pays comme tsobano de lo fotuliero, qui signifie cabane de la fée, comme a pu le constater Philibert Lalande au fil de ses recherches.
Comme pour d’autres monuments de ce type, le mystère autour des origines a alimenté des légendes, notamment sur des créatures surnaturelles ou divines, ayant posé les pierres à cet endroit. Des fées, par exemple…
Philibert Lalande évoque une rencontre avec une « vieille paysanne » à Brugeilles, qui lui aurait raconté la légende selon laquelle, il écrit : « La Sainte Vierge passait, un beau jour, par là, dans les airs, portant dans son tablier une énorme pierre », une pierre lourde, qu’elle « laissa tomber. » Tomber « juste sur trois autres, dont la légende ne parle pas ! », appuie l’archéologue, insistant sur le caractère « bizarre » de cette version.
Quels qu’en soient les détails, aller à la découverte du dolmen, c’est observer une partie de l’histoire très ancienne du territoire, encore mystérieuse. C’est l’occasion de découvrir le vallon de la Roannelle, zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique. Bref, un détour qui en vaut la peine.
Pour connaître les sentiers à arpenter dans le coin, consultez la carte mise en ligne par le site de la Ville de Beynat. Pour voir le dolmen, il s’agit du numéro 4, menant à Brugeilles.
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