NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cette semaine, des centaines de personnes se sont rendues devant des magasins du Mans (Sarthe) pour acheter… des cartes Pokémon. Certains y voient même un investissement.
Sur le même thèmeArgentMangaMarchéArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Aurélien Burban Publié le 19 sept. 2026 à 18h12
350 personnes devant chez Smyths Toys, plus de 300 à Auchan, plus d’une centaine à Cultura : la popularité pour le jeu de cartes à collectionner Pokémon n’a jamais été aussi grande. « C’est du jamais vu », affirment même des boutiques spécialisées ouvertes ces derniers mois au centre-ville du Mans (Sarthe). Certaines personnes attendent même la veille, le midi ou le soir, pour obtenir un coffret de la nouvelle collection des 30 ans. Comment expliquer ce phénomène ? Et surtout, est-ce que ces cartes sont devenues de véritables produits d’investissement ? Actu Le Mans a tenté de comprendre.
On peut faire certifier sa carte Pokémon pour qu’elle prenne encore plus de valeur financière
Comme l’explique Maxime Trochon, co-gérant de la franchise Sakuro au Mans et à Fougères : « Il existe trois profils différents : les joueurs, les collectionneurs, et aujourd’hui les investisseurs. » Car aujourd’hui, les cartes Pokémon ont un prix ! Et toutes les générations s’y intéressent : « Il y a un effet nostalgique pour ceux qui jouaient il y a dix ou vingt ans. »
Mais comment une carte est estimée ? Pierre Poignant, commissaire-priseur au sein de la Maison Pastor, expliquait à Actu Le Mans en mars dernier les différents critères pour qu’une carte prenne de la valeur.
Tout dépend de l’édition, l’année ou encore l’état. Il est même possible de faire grader sa carte. Comme Maryan, qui est parvenu à obtenir une carte d’une valeur de base estimée à 300 euros.

Certifiée, son prix va encore augmenter. « Ce système s’internationalise. Il existe des sociétés spécialisées dans la notation des cartes comme PSA (Professional Sports Authenticator) aux États-Unis », souligne Maxime Trochon.
Des acheteurs et revendeurs, mais surtout une majorité de collectionneurs
Être un acheteur et revendeur est devenu monnaie courante dans la communauté Pokémon. Mais comme l’indique le cogérant de Sakuro, c’est une majorité de collectionneurs. « Ici, on propose les achats et les échanges. Les passionnés préfèrent venir en boutique ou se rendent en convention, pour éviter notamment les arnaques en ligne. Il y a une multitude de profils, de collections. Certains veulent rassembler les cartes d’une édition, d’autres d’un Pokémon en particulier, etc. »
Comme son collègue Thomas, collectionneur des cartes représentant le Pokémon Mimiqui, qui se déguise d’ailleurs en Pikachu. Régulièrement, les gérants de Sakuro se rendent au Japon. « Nos clients nous demandent si l’on peut leur obtenir une carte en particulier. »
Il existe désormais un marché financier autour des cartes Pokémon, avec des spéculateurs
Il existe un véritable marché financier autour des cartes Pommons. On peut même connaître la valeur d’une carte avec l’application Pokécardex. Un peu comme lorsque Sacha, personnage principal de l’animé, consulte son Pokedex lorsqu’il ne connaît pas un Pommons se présentant face à lui. « C’est un formidable outil pour savoir ce qu’il manque dans sa collection. »

Mais comme dans tout marché, il existe aussi les spéculateurs, appelés scalpeurs dans la communauté. « C’est ce qui dégoûte les passionnés. Ils ne s’intéressent pas aux cartes en elle-même, seulement à leur valeur financière », explique Maxime Trochon. « Lors de la sortie d’une édition, ils passent de boutique en boutique pour acheter un maximum de coffrets, de boosters, pour les revendre plus cher », ajoute un employé de la franchise Ludotrotter, installée au Mans depuis fin mai.
« On a vu des personnes que l’on ne voit jamais en temps normal »
Pour éviter ce phénomène, il existe des méthodes anti-spéculateurs. Que ce soit à Auchan ou Smyths Toys, c’était un coffret par référence par personne. « Il en faut pour tout le monde. » Dans les boutiques spécialisées, on ne vend pas tous les coffrets d’un coup.
Car les coffrets des 30 ans, achetés 60 euros en moyenne en magasin, sont revendus 180 euros sur Ebay ou encore Vinted. C’est donc l’une des raisons qui a pu motiver des centaines de personnes à attendre l’ouverture de magasins avant leur ouverture. Comme l’indique Oscar Cronier de MCO Cards, boutique ouverte rue Gambetta depuis juillet dernier : « On a reçu des personnes que l’on ne voit jamais en temps normal. »
Jusqu’où va s’arrêter ce phénomène ?
Reste que comme le souligne Maxime Trochon : « La majorité est composée de véritables passionnés, de purs collectionneurs à la recherche du précieux sésame pour compléter leur classeur. »
Et s’ils n’arrivent pas à le trouver en boutique, ils peuvent toujours prendre part à des ventes aux enchères, comme l’organise de temps en temps la Maison Pastor (la dernière a eu lieu dimanche 13 septembre). Oscar Cronier de MCO Cards affirme même : « Aux États-Unis, il existe même des fonds d’investissement spécialisés dans l’achat-revente de cartes Pommons. »
Et pour lui, cette hype n’est pas près de s’arrêter : « Pommons est la licence la plus puissante et la plus populaire. Même si les ventes baissent, elle rééditera des cartes spéciales pour préserver la passion. » Reste que de son côté, Maxime Trochon se pose la question suivante : « Que va-t-il se passer dans 30 ans ? On ne sait pas ! »
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 hour_ago
25



























.jpg)






French (CA)