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Pris dans une impasse, les citoyens de Saint-Georges ont l’intention de se plaindre en haut lieu si la Ville de Baie-Comeau n’entend pas les soutenir dans leurs préoccupations par rapport à la Carrière Jean Fournier.
« La Ville s’est dissociée du comité dès le début. La Ville réfute sa responsabilité possible face à la carrière comme étant impossible pour eux de faire quoi que ce soit. […] J’ai contacté le ministère de l’Environnement avec une citoyenne. On avait reçu un appui du ministère dans notre démarche face à la carrière », fait savoir le conseiller du quartier, Marc Rainville.
Ce dernier était présent à une rencontre organisée par le comité citoyen, qui s’est tenue le 13 octobre au Centre sportif Alcoa.
Plus tôt durant la journée, la Ville avait envoyé un courriel aux journalistes pour réitérer qu’elle n’était pas impliquée dans l’organisation de cette rencontre et pour dire que Marc Rainville y serait en tant que citoyen.
« Ce n’était pas le citoyen Marc Rainville qui était là, c’était le conseiller municipal qui était là pour ses citoyens de Saint-Georges », lance Marc Rainville, qui a fait de la publicité pour cette rencontre sur son Facebook.
Réponse de la Ville
Le maire de Baie-Comeau a commenté la situation par courriel le 15 octobre.
Il écrit : « Le 1er septembre dernier, suite à mon invitation, deux représentants du comité de citoyens du quartier de Saint-Georges ont accepté de venir me rencontrer, en compagnie du conseiller Marc Rainville, afin de discuter de la situation entourant les activités de la carrière. Malheureusement, les deux représentants du Comité ont quitté rapidement la rencontre et ont rejeté cette initiative de dialogue. Mon objectif était de donner une chance à ce processus en formant un comité avec toutes les parties concernées. »
« Même si la Ville a des pouvoirs d’intervention limités et ne peut pas écarter l’ensemble des considérations juridiques de ce dossier, le conseil municipal continue de réfléchir à des pistes de solution et le fait en pensant à tous les citoyens de Baie-Comeau », ajoute-t-il.
La suite des démarches
La rencontre du 13 octobre servait à donner une mise à jour aux gens de l’avancement des démarches depuis la création du comité le 4 août.
« On a fait des demandes d’accès à l’information au ministère de l’Environnement. On a aussi fait des demandes au ministère de la Santé, en ce qui concerne l’émanation des particules de poussières, pour qu’il y ait des études », précise le conseiller de Saint-Georges.
M. Rainville demande à ce que les citoyens du quartier soient plus écoutés. « C’est comme si on nous dit : les vibrations, le bruit, la poussière, ce n’est pas si pire que ça. […] Là, il s’est ajouté une autre odeur qui est l’usine d’asphalte. Pour ceux qui restent proches, quand ça produit de l’asphalte, ça sent le diable, c’est incroyable. »
« Le but des citoyens n’est pas de faire fermer la carrière, c’est qu’elle fasse les choses aux normes », ajoute-t-il.
Marc Rainville souligne qu’un lien sera partagé par lui et le comité, à l’aide de Facebook, pour que les citoyens puissent envoyer leurs plaintes et qu’elles se rendent directement aux différents ministères en jeu.
Menaces
Marc Rainville soutient avoir reçu des « menaces » de la part d’Anne Fournier, copropriétaire de la Carrière Jean Fournier.
Il raconte qu’au début des démarches, l’entreprise lui aurait demandé de ne pas parler des impacts que créent la poussière et le bruit, car sinon il serait poursuivi.
Ce sont des allégations que l’entreprise a nié par courriel.
« Contrairement à ce qui a été affirmé, Mme Anne Fournier n’a proféré aucune menace, ni à l’endroit du conseiller municipal concerné ni envers aucune autre personne impliquée dans ce dossier. Depuis le début des démarches entourant les activités de la carrière, Jean Fournier inc. privilégie une approche fondée sur le dialogue, la transparence et la collaboration avec les citoyens, les élus, les organismes gouvernementaux et l’ensemble des parties prenantes », écrit l’entreprise.
Karianne Nepton-Philippe
Journaliste au journal Le Manic depuis 2022, Karianne Nepton-Philippe a fait ses débuts huit ans plus tôt à la télévision communautaire en Haute-Côte-Nord. Ayant également... Lire la suite


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