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La Ville de Caraquet, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, va sauver le presbytère local d’une probable démolition. Elle va acheter l’édifice patrimonial de près de 80 ans pour la somme de 100 000 $ au diocèse de Bathurst.
Cette entente survient après plusieurs semaines de négociations entre la Ville et monseigneur Michel Proulx, l’évêque du diocèse.
Au départ, Caraquet avait proposé d’acquérir le bâtiment pour la somme symbolique de 1 $, mais cette offre a été refusée. De son côté, le diocèse demandait 150 000 $.
Afin d'éviter sa destruction, le conseil municipal a poursuivi les démarches et en est récemment venu à une entente de paiement de 25 000 $ par année sur une période de quatre ans.
On ne pouvait pas et on ne voulait pas qu’on détruise ce bâtiment qui fait partie de la splendeur de notre ville.
L’édifice sera ainsi conservé et rénové. Sa vocation sera culturelle et communautaire sous la gestion du Centre culturel de Caraquet. La paroisse y conservera deux bureaux.
Dialogue avec le nouvel évêque
Bernard Thériault a rappelé que sous la direction de monseigneur Daniel Jodoin, le diocèse de Bathurst montrait peu de sympathie pour ses bâtiments patrimoniaux.

Le maire de Caraquet, Bernard Thériault (au centre).
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
On a repris le dialogue avec le nouvel évêque et on s’est entendus sur un prix de vente de 100 000 $ contre certaines garanties, a expliqué le maire.
Maintenant, qu’adviendra-t-il du bâtiment? La Ville entend investir dans des réparations urgentes et commence à réfléchir sur la prochaine utilisation du presbytère, dit Bernard Thériault.
Si on peut trouver une vocation génératrice de revenus, on ira ensuite à la quête de subventions et de financements pour rendre le projet viable, explique le maire.
La communauté en faveur
La conseillère municipale Louise Blanchard insiste sur le fait que le presbytère était en danger de démolition depuis plusieurs années.
Elle ajoute que la communauté est en faveur de conserver ce joyau architectural.
Je crois que la Ville peut se permettre de payer ce montant, estime-t-elle.
À son avis, l’édifice construit en 1949 peut encore servir à beaucoup d’organismes locaux qui cherchent pignon sur rue.
Le centre culturel, quand on l’a acquis, les gens disaient que ce serait un éléphant blanc. Aujourd’hui, il n’y a plus d’espace à louer. Donc, je suis certaine qu’on va trouver une utilité au presbytère, croit-elle.
Le diocèse de Bathurst n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.


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