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Par Sarah Scialom
Le 7 janvier 2026 à 20h30

TRIBUNE - L’arrestation du président vénézuélien par les États-Unis a relancé le débat sur la faiblesse supposée du droit international dans les situations de crise. Pourtant, la violation de la norme ne doit pas nous conduire à proclamer son inutilité, explique Sarah Scialom, avocate spécialisée en droit international.
Passer la publicitéLe 5 janvier, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence, deux jours après l’opération américaine ayant conduit à l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro sur le territoire de son État et à son transfert vers les États-Unis. Cet événement, immédiatement dénoncé par une large majorité de délégations comme une violation grave du droit international, a ravivé un débat récurrent : celui de l’impuissance supposée du droit international face aux rapports de force.
Pour beaucoup, l’épisode vénézuélien confirmerait une idée largement répandue. Lorsque la puissance décide d’agir, le droit serait relégué au rang de discours secondaire, incapable d’empêcher la crise.
Le droit international est pourtant souvent jugé à partir d’un critère qui n’est pas le sien : sa capacité à empêcher les crises.
Cette grille de lecture, aussi intuitive soit-elle, repose sur une prémisse trompeuse. Elle transpose au niveau international des attentes propres au droit interne…


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