NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Ville de Calgary aura besoin de bien plus d’argent pour construire de nouvelles infrastructures et mettre à niveau celles déjà existantes. Les 3,8 milliards de dollars qu’elle a prévus dans son budget de 2026 s'avèrent finalement insuffisants.
Nous devons investir davantage dans les infrastructures [...], fait savoir Michael Thompson, responsable des services d'infrastructure à la Ville de Calgary.
Le montant que la Municipalité a initialement inscrit dans son budget de 2026 a augmenté de 1,1 milliard $ par rapport à l’année dernière.
Malgré cette hausse, elle va encore devoir l'augmenter de plus de 30 % pour atteindre la somme de 5 milliards $.
Le conseil municipal explique cette nouvelle augmentation notamment par la récente rupture de la principale conduite d’alimentation en eau de la métropole, survenue le 30 décembre dernier.
Il s’agissait du deuxième bris majeur en moins de deux ans, le premier étant survenu en juin 2024.

La Ville a indiqué récemment que les travaux seront plus nombreux dans la métropole au cours des prochaines années.
Photo : Radio-Canada / Zazak Bouarab
Plutôt qu'un délai de quatre ans pour construire une nouvelle conduite d’eau parallèle à l'actuelle, tel que cela a été évoqué par moments, la Ville a finalement décidé de mettre les bouchées doubles en raccourcissant ces délais à un peu moins de 1 an.
Le chantier est déjà lancé depuis la semaine dernière. Le nouvel aqueduc sera en acier pour lui conférer plus de robustesse.
L’administration municipale affirme que 11 % des infrastructures de Calgary sont « en mauvais » ou « très mauvais » état.
Face à une telle situation, le maire Jeromy Farkas estime que la Ville ne peut plus se permettre le luxe de différer des chantiers aussi importants, au risque de devoir payer le prix fort à l’avenir : Notre administration refuse de continuer à repousser l'échéance.

Le maire de Calgary, Jeromy Farkas, ne veut pas différer la réalisation des chantiers importants.
Photo : Radio-Canada / Zazak Bouarab
John Pantazopoulos, conseiller municipal du quartier 6, affirme pour sa part que la Ville devra prendre des décisions difficiles au moment d’établir les priorités.
Il explique que plusieurs chantiers sont aussi importants les uns que les autres, mais qu’il est impossible de s’en occuper simultanément : Si nous voulons nous concentrer sur tout en même temps, cela devient un peu comme un jeu de tape-taupe.
Un rapport décrivant les domaines dans lesquels les investissements en infrastructures sont les plus nécessaires sera présenté aux conseillers municipaux en mars.

Un rapport sur les investissements prioritaires en infrastructures sera présenté aux conseillers municipaux au mois de mars. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada
Où trouver l’argent?
En attendant, une question reste en suspens : où la Ville compte-t-elle trouver les fonds supplémentaires pour augmenter son budget destiné aux infrastructures?
André Chabot, conseiller municipal du quartier 10, croit que l'objectif de 5 milliards $ pourrait être atteint sans trop puiser dans les portefeuilles des habitants de Calgary, soit sans augmentation importante des impôts.
Pour cela, il en appelle à un soutien accru d’Ottawa et du gouvernement provincial.

André Chabot, conseiller municipal du quartier 10, compte également sur l'aide financière des gouvernements fédéral et provincial. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Toutefois, il est devenu plus difficile pour les municipalités albertaines d'obtenir des fonds du fédéral, en raison d'une loi adoptée par l’Assemblée législative en 2024. Celle-ci les oblige à avoir l’approbation préalable de la province avant de conclure tout accord de financement avec le gouvernement fédéral.
Enid Slack, directrice de l'Institut des finances et de la gouvernance municipales de l'Université de Toronto, affirme qu'il existe plusieurs sources de revenus auxquelles les municipalités peuvent recourir.
Elle cite les emprunts, les financements provenant d'autres ordres de gouvernement et les taxes spéciales, entre autres.
À Toronto, nous avons une augmentation de 1,5 % de la taxe chaque année pour les immobilisations, et les gens s'y sont habitués, précise-t-elle.
Mme Slack admet toutefois que les municipalités ont souvent « les mains liées » compte tenu de leurs sources de revenus limitées comparativement aux gouvernements provinciaux, par exemple.

Le ministre des Affaires municipales de l'Alberta, Dan Williams, exhorte les municipalités à avoir un financement «prévisible et responsable» destiné aux infrastructures. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nathan Gross/CBC
Les municipalités doivent se débrouiller, dit la province
Dans une déclaration, le ministre des Affaires municipales de l’Alberta, Dan Williams, indique que la province s'engage à soutenir les municipalités en proposant des solutions à long terme pour résoudre les problèmes liés aux infrastructures essentielles.
Toutefois, selon lui, l'entretien de ces infrastructures reste une responsabilité municipale, car « les contribuables paient des impôts fonciers et des frais de services publics [...] dans l'espoir que les infrastructures essentielles soient correctement entretenues ».
« Partout au Canada, les municipalités sont confrontées au vieillissement des infrastructures, à la hausse des coûts de construction et à des contraintes budgétaires, ce qui souligne la nécessité d'un financement prévisible et responsable », ajoute M. Williams.
Avec des informations de Brendan Coulter


4 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)