La situation ne manque pas d’ironie. Jeudi après-midi, la Confédération conviait des médias pour faire part de son intention d’abandonner en partie Microsoft. Or la visioconférence était organisée sur le service Teams de… Microsoft. Au-delà du clin d’œil, il s’est décidé quelque chose de très important à Berne cette semaine: le débranchement, pour certains employés, de nombreux services du géant américain, au profit d’une option souveraine. Critiquée depuis des années pour son ultradépendance au géant américain, la Confédération agit.
A la base, il y a une grande question. Les besoins de l’administration fédérale en matière de bureautique peuvent-ils être assurés par des logiciels à code source ouvert? «Une étude de faisabilité réalisée par la Chancellerie fédérale a répondu à cette question par un «oui de principe», communiquait mercredi le Conseil fédéral. Autrement dit, des logiciels open source, dont le code est auditable et modifiable, à l’opposé des services propriétaires comme la suite bureautique Microsoft 365, sont utilisables par des employés de la Confédération. Après ce «oui de principe», les autorités vont de l’avant: d’ici à fin 2027, 3000 collaborateurs pourront utiliser une solution de bureautique souveraine dotée des fonctions essentielles d’Office. La Confédération employant environ 43 000 personnes, cela représente donc 6,8% des effectifs.


4 hour_ago
13





















.jpg)






French (CA)