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Chaque fin d’année, Google publie le palmarès des recherches de ces utilisateurs. Qu’est-ce que les Québécois se sont demandé cette année ? Le Devoir revient sur certaines questions du palmarès en y répondant. Troisième et dernier arrêt : « C’est quoi un timeshare ? »
Les timeshares, connues sous le nom de location en temps partagé ou de multipropriété en français, sont un système de copropriété, où une personne achète le droit d’utiliser ladite propriété pendant une période déterminée. L’accès à un chalet une fois par mois, à un terrain de camping une semaine pendant l’été ou bien à une chambre d’hôtel dans un autre pays 30 jours dans l’année sont tous des exemples de multipropriétés.
Acheter un droit d’utilisation à une multipropriété ressemble en quelque sorte à une location, comme le bail peut expirer. La période d’utilisation de la location en temps partagé détenue peut aussi être revendue, comme n’importe quel autre bien immobilier. Des frais d’entretien, partagés entre les propriétaires, peuvent aussi faire partie du coût d’une telle propriété.
C’est souvent une entreprise qui régit la logistique de la location en temps partagé. Il existe des contrats où le temps d’utilisation est fixe, donc la même période de chaque année, et d’autres qui sont flexibles, où les dates sont définies en fonction des besoins et des envies de chaque propriétaire. Certains contrats vont même utiliser un système de points pour avoir accès à sa multipropriété, dans des clubs de vacances, par exemple.
Acheter une propriété à plusieurs ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’une multipropriété. Il faut la présence de contrats qui détaillent l’utilisation de chacun des propriétaires.
À noter que les lois d’achat d’une multipropriété sont celles de l’endroit où se situe la propriété. Dans une déclaration écrite transmise au Devoir, l’Office de la protection du consommateur (OPC) affirme observer que, depuis 2018 et l’entrée en vigueur de dispositions sur les droits d’hébergement en temps partagé dans la Loi sur la protection du consommateur, « les nouveaux contrats de timesharing au Québec sont rares ou ont peut-être même disparu ».
« De fait, nous avons enregistré une seule dénonciation au cours des deux dernières années relativement à de l’hébergement en temps partagé, au sujet de sollicitation pour la conclusion de contrats en République dominicaine », poursuit l’OPC, qui soutient que « les consommateurs doivent surtout se méfier de ce type de contrats vendus à l’étranger ».
« Souvent, les promoteurs vont attirer les clients potentiels dans le Sud avec un voyage au rabais ou gratuit, puis vont tenter de vendre des unités locatives en temps partagé. Or, pour un contrat signé dans un autre pays, les protections offertes par la [Loi sur la protection du consommateur] ne s’appliquent pas », souligne l’Office. « Nous n’avons pas connaissance des pièges qui pourraient guetter les consommateurs pour ce type de contrat et recommandons la plus grande prudence. »


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