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Par Le Figaro avec AFP
Le 19 mai 2026 à 00h10
À peine six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz fait face à une pression croissante de paysans, ouvriers, mineurs et enseignants, qui dénoncent la pire crise économique qu’ait connue la Bolivie depuis quatre décennies.
Passer la publicité Passer la publicitéLe parquet bolivien a ordonné lundi l'arrestation du chef du principal syndicat ouvrier du pays, l'un des leaders des manifestations réclamant la démission du président de centre droit Rodrigo Paz.
«Le ministère public a émis un mandat d'arrêt» contre Mario Argollo, le principal dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), a déclaré le procureur général Roger Mariaca lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'il faisait notamment l'objet d'accusations «d'incitation publique à commettre des délits» et de «terrorisme».
À peine six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz fait face à une pression croissante de paysans, ouvriers, mineurs et enseignants, qui dénoncent la pire crise économique qu’ait connue la Bolivie depuis quatre décennies. Armés d’explosifs artisanaux et de pierres, des manifestants ont tenté d’entrer sur la place Murillo, où se trouve le palais présidentiel. Protégés par des boucliers, des gilets et des casques, les policiers antiémeutes les ont repoussés à coups de gaz lacrymogènes, enveloppant les rues d’un épais nuage blanc. Un groupe de manifestants a pillé un bureau du registre national des biens, emportant du mobilier, des ordinateurs, des écrans et d’autres équipements, selon des images diffusées par le gouvernement. Les autorités n’ont signalé aucun blessé.


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