Les opposants aux bilatérales III plaident pour une diversification des exportations suisses. Cela a été rappelé le 30 septembre dernier à Berne lors d’une table ronde célébrant le 60e anniversaire de l’Association suisse de droit européen. En soi, en cas de refus des bilatérales III, l’érosion inévitable de plusieurs accords avec l’UE pourrait être compensée par le biais de la politique du libre-échange. Cette stratégie n’est-elle pas que de la poudre aux yeux? A-t-elle un réel potentiel?
En premier lieu, il faut relever qu’aujourd’hui la Suisse dispose déjà de 35 accords de libre-échange avec 45 partenaires. Avec les accords récemment conclus, cela couvre 77% de ses exportations. C’est plutôt bien! Les seuls grands manquants sont les Etats-Unis (19,1%), l’Australie (0,8%), et la Russie (0,8%) qui ne saurait entrer en ligne de compte tout comme Taïwan (0,7%) pour des raisons politiques. Avec les Etats-Unis, vu leurs exigences agricoles, le Conseil fédéral a renoncé à entrer en négociation en janvier 2006. La même problématique se poserait avec l’Australie. Cela implique que le réseau de libre-échange de la Suisse est très vaste. Il ne pourra que très difficilement être étendu à l’avenir de manière significative pour les entreprises.


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