NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que le chantier de son centre de données dédié à l’intelligence artificielle a déjà débuté dans la municipalité rurale de Sherwood, Bell Canada cherche à prendre encore plus d'ampleur. Des documents déposés dans le cadre d'une demande de rezonage révèlent que le géant des télécommunications a conclu des ententes conditionnelles en vue d’acquérir des centaines d'acres de terres entourant la parcelle initiale.
Le conseil de la municipalité rurale de Sherwood a approuvé une demande de modification du zonage lors d'une séance extraordinaire tenue en ligne, mercredi.
Cet agrandissement vise une superficie d’environ 895 acres (362 hectares). Si ces acquisitions se concrétisent, la superficie totale du centre de données atteindra près de 1055 acres (426 hectares).
Évalué à 52 milliards de dollars, ce mégaprojet pourrait représenter le plus important investissement en capital privé de l’histoire de la Saskatchewan.
Neuf bâtiments supplémentaires envisagés
Avec cette expansion, Bell Canada prévoit d'ériger jusqu’à neuf édifices additionnels pour héberger des serveurs informatiques et des infrastructures de soutien.
L'entreprise indique que ces nouveaux édifices ajouteront 470 mégawatts aux 730 mégawatts déjà approuvés pour les six premières salles de données. Au total, la demande énergétique de l'ensemble du campus atteindrait ainsi 1,2 gigawatt.
Ces édifices ne seront toutefois pas tous érigés en même temps. Selon les documents de la municipalité, l'achèvement de la première étape du chantier est prévu pour 2027.
Les parcelles non touchées dans l'immédiat par ces constructions devraient continuer d’être vouées à l’agriculture et exploitées par les familles qui en sont actuellement propriétaires.
Pour alimenter l'ensemble des installations, Bell Canada et le gouvernement provincial ont confirmé que 300 mégawatts seront fournis par SaskPower. Le géant canadien des télécommunications prévoit de combler les 900 mégawatts restants grâce à la construction de sa propre centrale au gaz naturel.
Ce dispositif est détaillé dans les documents municipaux. Les générateurs seront implantés ailleurs dans la province, sur une zone plus éloignée de Regina. Ce lieu est naturellement desservi par des gazoducs, ce qui est très avantageux, a précisé, plus tôt ce mois-ci, John Watson, président de groupe chez Bell Canada.
Un centre controversé
Le projet suscite toutefois une contestation croissante. Le 23 septembre dernier, une soixantaine d’opposants ont même perturbé le conseil municipal de Sherwood.
Cette contestation a incité le préfet Ray Orb à convoquer la réunion extraordinaire de mercredi en mode virtuel. Cette fois-ci, de nombreuses personnes étaient en ligne, mais elles n’ont malheureusement pas pu s’exprimer. Nous organiserons une réunion prochainement pour permettre une consultation ouverte, a assuré Ray Orb. l'adoption du rezonage ne constituait qu'une étape préliminaire. Il promet d'autres rencontres avec les contribuables et les propriétaires fonciers du secteur.
Cette formule en format virtuel a laissé un goût amer à plusieurs observateurs.
On dirait que c’est uniquement un moyen de contourner toute forme de critique. Toute forme de résistance telle qu’elle soit, déplore Taran Ulrich, l'un des organisateurs de la manifestation du 23 septembre et membre du collectif No Data Center On Treaty Land soit (pas de centre de données sur les terres visées par le traité).
M. Ulrich relève par ailleurs que certains des terrains ciblés appartiennent à des figures politiques locales. Selon lui, dans les registres fonciers figurent notamment Kevin et Kenda Eberle, ainsi que Kevin et Catherine Chekay.
Kevin Eberle est un ancien préfet de la municipalité rurale de Sherwood, tandis que Kevin Chekay y siège actuellement comme conseiller et préfet adjoint.

Le centre de données de Bell en construction près de Regina, en Saskatchewan. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Adam Bent
Ray Orb a tenu à préciser que Kevin Chekay s'est récusé lors des délibérations sur cette demande de rezonage, tout comme lors des discussions préalables entourant le dossier.
Une précaution insuffisante aux yeux de M. Ulrich. Cela met en évidence le fait que les grands capitaux peuvent faire tout ce qu’ils souhaitent, s’insurge-t-il.
L'opposition gagne aussi les Premières Nations de la région. Récemment, la Nation Dakota de Standing Buffalo et celle de Nakoda de Carry The Kettle ont elles aussi contesté le projet de centre de données. La première réclame un processus de consultation exhaustif, tandis que la seconde exige un moratoire sur les travaux.
Avec les informations d'Alexander Quon


2 day_ago
48



























.jpg)






French (CA)