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À Banff, certains résidents et élus locaux se disent anxieux et dans l'incompréhension après l'annonce du renouvellement de la gratuité d'accès aux parcs nationaux pour l'été 2027.
Ils jugent que cette mesure est déconnectée de la réalité, alors que leur communauté fait face à la pression du tourisme de masse et aux compressions budgétaires à Parcs Canada, un employeur important.
En ce moment, l'ambiance ici est marquée par l'inquiétude et la préoccupation pour nos amis, collègues et voisins de Parcs Canada, qui attendent de savoir s'ils vont perdre leur emploi, dit la mairesse de Banff, Corrie DiManno.

La mairesse de Banff, Corrie DiManno, dit n'avoir jamais été consultée par le gouvernement fédéral.
Photo : Radio-Canada / Mateo Delattre
Pour vivre ici, à Banff, il faut pouvoir y travailler, explique-t-elle.
L’agence fédérale fait l’objet de compressions budgétaires de 145 millions de dollars sur trois ans, ce qui menace environ 500 emplois dans ses rangs.
La gratuité des parcs nationaux dans le cadre du laissez-passer Canada Fort devrait coûter 76 millions de dollars au gouvernement fédéral.
On continue d'inciter le monde à venir ici gratuitement, mais quelle expérience allons-nous leur offrir s'il y a moins d'employés et moins de services sur place?
L’élue se demande quelle est la stratégie qui explique cette annonce.
Le parc national Banff a accueilli un nombre record de visiteurs l’année dernière et, durant l’été, la municipalité de Banff a fait face à un nombre record de véhicules, souligne-t-elle.
Rien que pour juillet et août 2026, c’est près de 1,77 million de véhicules qui ont traversé la localité d’un petit peu plus de 8000 habitants.
Notre réseau routier et de stationnement est à sa capacité maximale, conclut la mairesse.
Tout le monde en parle
Le sujet est au cœur des discussions vendredi, au lendemain de l’annonce faite à Ottawa lors de la présentation du budget fédéral 2027-2028.
Je pense que, en principe, l'accès au parc devrait être payant, juge Abbey Crawley, qui vit à Banff depuis près de cinq ans. Peut-être pas à un tarif aussi élevé, mais il faudrait au moins un droit d'entrée pour aider à entretenir les lieux, dit-elle.
Austin Hodgson, installé à Banff depuis presque un an, voit dans cette gratuité reconduite pour la troisième fois des avantages et des inconvénients.

Austin Hodgson, originaire de l'Ontario, est installé à Banff depuis presque un an.
Photo : Radio-Canada / Mateo Delattre
C'est parfois difficile de trouver du stationnement et ça fait aussi beaucoup grimper les prix pour les locaux.
Mais, en même temps, pour les gens qui vivent au Canada, c'est une formidable occasion de voir différentes régions qu'ils ne voient pas ailleurs, ajoute-t-il.
Klara Huser habite à Banff depuis 1969. ll faut augmenter le nombre de visiteurs qui viennent à Banff, et [l’accès gratuit] est un moyen d'y parvenir.

Klara Huser est venue rendre visite à un ami à Banff en 1969 et n'est plus jamais repartie.
Photo : Radio-Canada / Mateo Delattre
S'il n'y a pas assez de visiteurs, il n'y a tout simplement pas assez de travail pour ceux qui vivent ici, estime-t-elle.
Il reste à trouver un équilibre, et je ne crois pas qu'il ait été atteint.
Avec des informations de Laurence Taschereau


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