Une professeure de sociologie de Genève était invitée début septembre sur RTS La Première pour commenter les mauvais résultats scolaires que l’étude PISA a fait apparaître. Son propos, tellement convenu, consistait à dire que le «système» scolaire est responsable de cette baisse de niveau et qu’il faut le réformer. Observant que les différences entre les résultats des élèves issus de milieux «favorisés» et ceux des élèves issus de milieux «défavorisés» vont en augmentant, il faut supprimer toute sélection, source de discrimination. En gros, exactement le même discours depuis près de cinquante ans.
Un sociologue utile s’intéresserait aux méthodes pédagogiques. Depuis au moins trente ans, la pédagogie socioconstructiviste s’est imposée dans de nombreux pays, dont le nôtre. L’enfant doit «découvrir», être «mis en situation»; l’enseignement démarre par la complexité. La Corée du Sud, qui brille au classement PISA, pratique principalement l’enseignement «direct», avec une progression structurée, beaucoup de mémorisation, beaucoup d’exercices et beaucoup d’évaluations. Ce pays a publié en 2023 une étude comparative des différents types d’enseignement*. Elle parvient aux mêmes conclusions que le Projet Follow Through il y a près de 50 ans: la pédagogie directe donne les meilleurs résultats, notamment auprès des élèves les moins performants.


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