«Les indépendants, ce n’est plus une tendance, c’est une réalité.» Ces mots de Manuel Emch, directeur de Louis Erard et membre du collectif Kollokium, serviront de boussole pour la visite de la sixième édition des Geneva Watch Days. A cette première clé de lecture, notre routard de l’horlogerie en ajoute tout de suite trois autres, qui tiennent en quelques mots: «Micromarques, décloisonnement et rampe de lancement.» Le programme du rendez-vous horloger genevois de la rentrée éclaire tout de suite de quoi il est question.
Officiellement, 71 marques sont inscrites, à quoi il faut rajouter quelques poignées d’exposants qui se présentent de leur côté, dans les hôtels, en ville ou les mains dans les poches, sans lieu de présentation fixe. En disséquant la liste par ordre de notoriété, on repère vite que les grands groupes sont à peine présents. LVMH est le mieux représenté. L’ex-chef de Bulgari, Jean-Christophe Babin, a été l’initiateur et le président des Geneva Watch Days depuis leur début en 2020, et la maison qu’il dirigeait a toujours été en bonne place. Hublot, Zenith, Gérald Genta et Daniel Roth sont également présents. Le japonais Citizen expose ses deux marques «Swiss made», Frederique Constant et Alpina. Parmi les noms grand public, citons encore Breitling, Girard-Perregaux, Maurice Lacroix et Oris. Les autres exposants sont tous des représentants plus ou moins connus de la caste des indépendants. A commencer par les pionniers de la catégorie, Urwerk, MB&F, De Bethune et H. Moser & Cie.


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